• Le Soleil > 
  • Le Mag > 
  • Mode 
  • > Deuxième édition: pour tous les budgets et toutes les tailles 

Deuxième édition: pour tous les budgets et toutes les tailles

Manteau Burberry, 300 $ (seconde main); manteau en cuirette... (Fournies par Deuxième édition)

Agrandir

Manteau Burberry, 300 $ (seconde main); manteau en cuirette Eloquii, 40 $ (seconde main); robe Mélissa Nepton, 180 $ (neuve)

Fournies par Deuxième édition

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Josée Guimond

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Québec) Comment faire rimer facilement achats de luxe avec économie et écologie? Se procurer des vêtements et des accessoires de luxe de seconde main, pardi. La tendance est mondiale et les friperies griffées européennes et américaines en ligne sont nombreuses. À cette liste, ajoutez maintenant le site québécois Deuxième édition qui, bonne nouvelle, offre également des vêtements de marque pour les tailles +, une rareté dans le marché.

On dit souvent que le journalisme mène à tout pourvu qu'on en sorte, et disons que Catherine Paiement-Paradis, l'instigatrice du site Deuxième édition, en est un bon exemple. La jeune femme de 32 ans a été rédactrice en chef de la section culture et reportage pour le magazine Clin d'OEil, et a aussi déjà travaillé pour la plate-forme Web de Radio-Canada.

Grande amatrice de mode et de trouvailles, l'ex-journaliste faisait beaucoup de lèche-vitrine sur les sites américains de vente de seconde main. Constatation : plusieurs commerces en ligne proposent des vêtements de taille 12 ou 14 ans, tout au plus. 

«Je trouvais ça un peu frustrant», lance en riant Catherine Paiement-Paradis (qui habille elle-même du taille +), qui s'est dit que d'autres filles comme elle trouvaient sûrement ça un peu agaçant. L'hiver dernier, la jeune femme a commencé à rassembler quelques morceaux de 12 ans et plus pour les vendre sur le Web et, petit à petit, l'idée d'ouvrir sa propre friperie en ligne a fait son chemin. «En fait, j'avais envie de créer une petite communauté, un lieu d'échange, et une boutique en ligne était la meilleure façon de rejoindre le plus de filles possible.»

En juin dernier, Deuxième édition a donc ouvert ses portes (virtuelles), et propose depuis des vêtements et des accessoires griffés de seconde main, dans des tailles de 0 à 24 ans, de designers internationaux et québécois. De plus, certains articles sont neufs, et d'autres sont de marques populaires, à petits prix.

Tous les articles sont impeccables (comprendre propre et en très bonne condition), et retouchés au besoin (pour remplacer un bouton manquant, par exemple). L'envoi des achats est très personnalisé, avec un petit mot écrit à la main par Catherine Paiement-Paradis, histoire d'offrir une expérience plus chaleureuse de magasinage (on en a fait l'agréable expérience).

Catherine Paiement-Paradis, l'instigatrice du site Deuxième édition qui... (Fournie par Deuxième édition) - image 2.0

Agrandir

Catherine Paiement-Paradis, l'instigatrice du site Deuxième édition qui offre des vêtements de tailles 0 à 24 ans.

Fournie par Deuxième édition

À bas les barrières

On vous le disait, la particularité de Deuxième édition est de rendre (enfin) accessibles des vêtements de seconde main pour celles qui habillent du taille +, mais pas question pour la jeune femme d'affaires de faire de la discrimination inversée pour autant. «Mon idée, c'est plutôt de mettre toutes les femmes sur un même pied d'égalité», et de toutes leur permettre de magasiner au même endroit, qu'elles habillent une très petite ou une très grande taille, résume-t-elle.

Pour se bâtir un «fond de commerce», Mme Paiement-Paradis a d'abord acheté plusieurs vêtements de luxe de seconde main aux États-Unis. Puis, certaines boutiques québécoises l'ont appelée directement pour lui offrir de la marchandise. Les consommatrices ont rapidement adopté le principe de la consigne, et cèdent à Deuxième édition des morceaux griffés qui leur rapporteront entre 10 % et 50 % du prix de vente (les détails sur le site).

Pour la section à petits prix, l'entrepreneure met à profit ses talents de magasineuse et déniche elle-même les trouvailles.

En quelques mois, on peut dire que Catherine Paiement-Paradis a réussi son pari de créer sa «petite communauté» : les femmes de tous les âges (et qui habillent toutes les tailles) sont nombreuses à lui écrire pour lui faire suggestions et commentaires. Aussi, quand la commerçante fait des appels à toutes pour jouer au mannequin d'un jour (car tous les vêtements sur le site sont présentés par une vraie personne), elles sont plusieurs à répondre à ses demandes.

Catherine Paiement-Paradis aimerait bien faire de Deuxième édition un site bilingue d'ici un an. Elle songe également à créer des événements variés de magasinage, question de rencontrer les femmes de visu. Surtout, elle espère (plus tôt que tard) s'installer dans un local indépendant, car pour l'instant, le commerce «habite» chez elle. Elle organise tout de même à l'occasion des soirées privées de magasinage (bulles incluses!) pour les petits groupes d'amies (sur réservation seulement). Fouiner à domicile dans plus de 1500 vêtements et accessoires à prix raisonnables, c'est tentant, non?

www.deuxiemeedition.com

www.facebook.com/boutiquedeuxiemeedition

Tentation... et déception

À gauche, la robe commandée sur le site... (Image tirée du site Rose Wholesale et Le Soleil, Patrice Laroche) - image 4.0

Agrandir

À gauche, la robe commandée sur le site Rose Wholesale; à droite, la robe reçue  : taille inadéquate et tissu de mauvaise qualité. 

Image tirée du site Rose Wholesale et Le Soleil, Patrice Laroche

En surfant sur le Web, les publicités des commerces en ligne sont nombreuses, notamment sur Facebook. Les filles, avouez que (comme moi) vous avez déjà été tentées par les superbes robes offertes à prix dérisoires par des sites américains obscurs?

Mon amie Julie l'a été aussi, et elle a décidé (sans beaucoup d'attentes, disons-le) de tenter sa chance «tout à coup que...», le risque n'étant pas très grand, ces robes si élégantes ne coûtant qu'environ 10 $ chacune (ce qui est suspect en soi, bien sûr).

Elle en a donc commandé deux sur le site Rose Wholesale : une blanc et noir (genre «chic et de bon goût») à 9,79 $, et une rouge (de style rétro), à 12,21 $. Coût total : 38,05 $, incluant des frais de livraison de... 16,05 $ (oui, plus cher que le prix de chacune des robes). Et comme c'est en argent américain, la facture atteint en réalité près de 50 $.

À l'achat, Julie a été informée que le délai de livraison était de 10 à 25 jours ouvrables. Elle a finalement reçu ses robes (achetées en même temps) séparément : une après 30 jours ouvrables et l'autre, après 40. Les vêtements ne comportent aucune étiquette, donc, on ne sait pas où ç'a été fabriqué, quelle matière a été utilisée, et comment il faut l'entretenir.

Commentaires de la consommatrice concernant la robe noir et blanc : «En plus d'être absolument trop petite (j'avais commandé une XL, pourtant) et très courte, le tissu était vraiment mince, et elle avait une tache brune louche sur le devant.» Quant à la rouge, «elle était elle aussi vraiment trop petite. Elle avait une longueur de bretelles absolument impossible pour un être humain normal, dans un tissu semblable à un costume d'Halloween de princesse.»

Pour avoir examiné minutieusement lesdites robes, je vous confirme que (comme Julie et moi) vous ne porteriez JAMAIS ça en public... sauf si vous aviez 10 ans, pour passer l'Halloween. Morale psycho-pop de cette histoire : sur le Web comme dans la vie, quand ça semble trop beau pour être vrai... ça l'est. 

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer