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La gagnante du Gala de la relève en design se bat pour récupérer son prix

Katherine Tessier, récipiendaire du prix en 2014 soutient... (Tirée de Facebook)

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Katherine Tessier, récipiendaire du prix en 2014 soutient ne jamais avoir reçu les 30 000 $ en services qu'elle a gagnés.

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(Québec) À l'approche du Grand Prix de la relève 2015 en design, un nuage noir plane au-dessus de l'organisation. Dans le coin gauche, Katherine Tessier, récipiendaire du prix en 2014 qui soutient ne jamais avoir reçu les 30 000 $ en services qu'elle a gagnés. Dans le coin droit, les responsables du concours, le magazine Sur Mesure, qui affirment que la jeune étudiante n'a pas «respecté ses engagements».

Une seule chose semble claire pour l'instant : aucun contrat n'a été signé entre les deux parties, et, finalement, Mme Tessier n'a pas reçu son prix en totalité.

D'entrée de jeu, lorsque Le Soleil a communiqué avec l'une des responsables du concours, Danielle Ferland, celle-ci précise que 2015 est la première édition. L'événement doit avoir lieu le 14 novembre prochain au Salon national de la femme au Centre de foires, à ExpoCité. Les juges pour le concours dont la bourse s'élève à 45 000 $ en services sont Jean Airoldi, Christiane Garant et Rudy Bois.

«C'est la première édition. [Le concours] s'adresse à tous les designers femmes ou hommes qui sont inscrits dans une école de mode ou qui ont terminé leurs études depuis deux ans», explique Mme Ferland. Questionnée au sujet du prix de 2014, elle ne cache pas qu'un chèque symbolique de 30 000 $ en services a été remis à Mme Tessier. «Nous lui avons remis un prix, mais elle ne l'a pas gagné. Il n'y a pas eu de concours, il n'y avait pas d'étape à franchir. On a créé ce prix-là en 2014, et c'est elle qui s'était démarquée.»

Le 2 octobre 2014, Mme Tessier reçoit donc à la Baie de Beauport un chèque de 30 000 $ pour la création d'un site Web et pour de la publicité sur les plateformes du magazine Sur Mesure. «Elle n'a toutefois pas répondu aux règlements», répond la directrice du magazine Web. «Elle n'a pas satisfait aux critères. Il fallait prendre le prix au complet. Le site Internet, le magazine en ligne, les défilés de mode, et Mme Tessier a refusé une partie du prix. Comme ce dernier ne se dissocie pas, nous avons dû lui enlever. Elle a refusé de prendre la boutique en ligne sur notre site Web.»

«On trouvait qu'elle avait beaucoup de talent, sauf qu'elle ne correspond pas aux valeurs des gens qu'on veut représenter», ajoute pour sa part Marc Robin, fondateur du magazine. «On lui a donné beaucoup de temps. Nous lui avons donné 150-170 heures d'ouvrage. L'erreur que nous avons faite, c'est que nous n'avions pas pris nos renseignements sur elle [avant de remettre le prix].»

De son côté, la jeune designer avoue avoir refusé que ses créations se retrouvent sur la boutique en ligne du magazine. «Il [le magazine] voulait prendre un pourcentage sur mes ventes, et ce, en plus du 3 % pour les transactions. Je perdais plus que ce que je gagnerais à vendre avec lui. J'avais un autre site où je pouvais vendre mes créations, et c'était gratuit. C'est pourquoi j'ai dit non pour la boutique en ligne.»

Solutions

Depuis, plusieurs démarches ont été entreprises par la femme de 20 ans afin de trouver une solution pour obtenir en totalité son prix. Elle réclame notamment son site Web, sa vidéo et les photos de ses créations que le magazine Sur Mesure a prises.

Pour y parvenir, elle a tout d'abord communiqué avec la Régie des alcools, des courses et des jeux. Toutefois, puisqu'il s'agit d'un événement qui «ne vise pas à promouvoir des intérêts commerciaux», comme l'explique au Soleil la porte-parole Me Joyce Tremblay, celui-ci n'a pas besoin d'être déclaré.

«Je n'ai jamais été mise au courant des règlements du prix et je n'ai jamais signé de contrat avec lui», assure Mme Tessier. «Lorsque j'ai rencontré M. Robin à son studio. Il m'avait dit que c'était 15 000 $ pour bâtir un site Web et 15 000 $ en publicité sur la plateforme du magazine. Il m'a alors fait une séance photo gratuitement avec ses mannequins. Je n'ai jamais eu les photos. Je n'ai jamais eu de publicité dans le magazine. L'interview que j'ai faite n'a jamais paru. Pour mon site Web, il ne m'a jamais donné le nom de domaine», déplore-t-elle.

Quant à la question d'afficher ses créations sur la boutique en ligne du magazine Sur Mesure, la jeune designer affirme n'avoir jamais été consultée au départ.

«Personne ne m'a jamais demandé si je voulais être sur sa boutique en ligne. Lorsqu'on me parlait de ça, je pensais que c'était seulement pour mon site Web», raconte-t-elle, ajoutant qu'après quelques discussions, elle a finalement donné le feu vert pour mettre quelques photos sur la page Web. «Elles n'étaient pas travaillées. C'est mon nom qui était là. Je lui ai demandé de les retirer.»

Pour l'heure, Mme Tessier est en réflexion quant à la possibilité de se tourner vers les tribunaux pour obtenir son dû.

Sur le site Web du magazine Sur Mesure, on pouvait retrouver, vendredi soir, la une du prochain exemplaire avec un titre sur Katherine Tessier. La une a été modifiée depuis, et le titre a été effacé. De plus, le magazine avait pour date printemps 2015. «Il devrait sortir au cours des prochains jours», a indiqué M. Robin.

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