Une chef aux oiseaux avec Ricardo

Pour une deuxième année consécutive, la chef pâtissière... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Pour une deuxième année consécutive, la chef pâtissière Isabelle Deschamps-Plante (à droite) a accepté d'être la marraine d'honneur de la Grande Collecte Moisson Québec, qui a été lancée jeudi par Élaine Côté, directrice générale de l'organisme.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Marraine d'honneur de la Grande Collecte Moisson Québec pour une deuxième année, la chef Isabelle Deschamps-Plante revient à Québec pour quelques jours. Elle retournera ensuite à Saint-Lambert, où elle et son conjoint vivent un véritable rêve depuis deux mois dans les entreprises du célèbre chef Ricardo Larrivée.

«J'ai reçu une offre que je n'avais pas le choix d'accepter!» lance d'entrée de jeu celle qui est maintenant chef pâtissière au Café Ricardo après un bref passage de huit mois au Centre des congrès et d'expositions de Lévis et une décennie au restaurant Le 47e Parallèle de Québec.

«Pour moi, c'est comme un rêve de travailler avec Ricardo. On pourrait presque dire que j'ai grandi avec lui, car je l'écoutais, avec ma mère, aux Saisons de Clodine quand j'étais toute petite! Il est très inspirant, il est comme une rockstar de la cuisine, mais il est en même temps simple et accessible», raconte Isabelle.

Grande aventure

L'aventure a commencé quand l'équipe de Ricardo l'a appelée pour participer au pilote de l'émission Un chef à l'oreille. «Dès la deuxième émission, Ricardo m'a lancé : "Tu ne le sais pas encore, mais tu déménages à Montréal. J'ai de beaux projets pour toi." Je me disais : "Mais qu'est-ce qu'il raconte là?", car, finalement, c'était seulement la deuxième fois qu'on se voyait», raconte-t-elle.

Même si elle n'avait pas gagné à l'émission Les chefs! en 2013 ni en 2014, terminant deuxième à chaque occasion, la pâtissière de 33 ans avait donc rapidement séduit autant les téléspectateurs que l'équipe de l'émission.«Les chefs!, ça a donné une visibilité incroyable à notre milieu. Sans ça, je serais encore dans le fond de ma pâtisserie à faire des gâteaux.»

Comme par hasard, le réalisateur des Chefs!, Éric Tessier, est aussi le réalisateur de Ricardo. «Je me souviens qu'à l'époque, il m'avait dit qu'on allait travailler ensemble à un moment donné. Quand il m'a vu arriver chez Ricardo, il m'a lancé : "J'te l'avais dit!"» enchaîne Isabelle.

«Lorsqu'il a été question de quitter Québec pour m'établir à Montréal, j'en ai parlé à mon chum, qui est également chef, et il était d'accord. En bout de ligne, Ricardo l'a embauché lui aussi», poursuit celle qui est immédiatement tombée sous le charme du «monde» de Ricardo et de son épouse Brigitte Coutu.

Beaucoup de projets

«C'est une ancienne imprimerie qui a été convertie et dans laquelle on retrouve maintenant sous un même toit la Boutique Ricardo, sa chocolaterie, le Café Ricardo, les Productions 350°, les deux magazines de Ricardo et le Web. Il y avait une dizaine d'employés il y a quatre ans et maintenant, nous sommes une centaine», poursuit Isabelle Deschamps-Plante, parlant d'un milieu de travail très stimulant.

«Ricardo nous donne beaucoup de latitude. Bien sûr, on part de sa recette, mais il nous laisse y ajouter notre touche personnelle. C'est un café, mais cet été, on offrira aussi des déjeuners, et on parle déjà d'une terrasse.»

C'est que le Café Ricardo remporte un succès fou, selon Isabelle, des gens faisant parfois trois heures de route pour s'y rendre. «Je n'en reviens pas, il y a même des voyages organisés en autobus!» lance la pâtissière, en laissant entendre que le concept pourrait être exporté à l'extérieur de la métropole, notamment à Québec...

Évidemment, en s'associant à Ricardo, Isabelle ne peut pas passer à côté de la télévision. «Oui, j'ai des projets de télé, mais je ne peux pas en parler pour l'instant. Pour ce qui est de l'émission Un chef à l'oreille, on ne sait pas encore si elle va revenir», conclut-elle.

Demande à la hausse et approvisionnement à la baisse

La Grande Collecte, lancée jeudi et qui se poursuit jusqu'à samedi à Moisson Québec, revêt une importance de plus en plus grande pour l'organisme de bienfaisance, qui doit composer avec une demande à la hausse et un approvisionnement à la baisse.

«On avait noté une baisse d'approvisionnement l'an passé, et il y en a encore une cette année. C'est que les entreprises sont de plus en plus performantes dans leur gestion et qu'il y a moins d'erreurs de production, des produits qui aboutissaient invariablement chez nous. Ainsi, les entreprises sont aussi généreuses, mais elles ont moins à donner», explique Élaine Côté, directrice générale de Moisson Québec.

L'organisme essaie donc de plus en plus de faire en sorte que les entreprises, au lieu de leur donner seulement des surplus ou des invendables, planifient des dons de denrées pour l'année.

«Nous essayons de développer ça et nous avons déjà commencé avec les producteurs de lait. Nous avons aussi un projet de récupérer directement chez les détaillants après avoir signé une entente avec les trois bannières principales de supermarchés», poursuit Mme Côté.

Le but recherché est de s'assurer que tous les gens qui cognent à la porte des 128 organismes auxquels Moisson Québec remet des denrées peuvent recevoir de l'aide. Car le nombre de personnes qui font appel aux banques alimentaires est également à la hausse.

«Nous l'avons senti depuis le début de l'année, avec la hausse du prix du panier d'épicerie. La demande augmente de plus en plus, car il y a de plus en plus de gens qui n'ont pas assez d'argent pour se nourrir», indique Élaine Côté.

Encore marraine d'honneur de la Grande Collecte cette année, la chef pâtissière Isabelle Deschamps-Plante est touchée par cette situation. «Même nous, on fait le saut quand on voit le coût du panier d'épicerie! Voir les gens, leur remettre des denrées et les voir reconnaissants, ça fait du bien!» déclare-t-elle.

Dons et denrées

Pendant la Grande Collecte, les clients des supermarchés sont sollicités par des bénévoles de Moisson Québec qui les invitent à faire un don ou à ajouter quelques denrées à leur épicerie pour les donner à Moisson Québec.

«Cette collecte nous permet d'avoir de la qualité et de la variété dans nos produits et de créer des réserves. En 2015, nous avons amassé 32 000 kilos de nourriture et 180 000 $. Et il ne faut pas oublier que chaque dollar que Moison Québec dépense permet d'acheter pour environ 13 $ de denrées», conclut Mme Côté.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer