La poutine s'éclate à Québec!

Poutine du Fin Gourmet... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Poutine du Fin Gourmet

Le Soleil, Patrice Laroche

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<p>Laurie Richard</p>
Laurie Richard

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Le Soleil

(Québec) La Poutine Week sera plus garnie que jamais. Pour sa troisième édition à Québec, l'événement d'origine montréalaise regroupe plus d'une soixantaine de participants qui rivalisent d'originalité. Du gnocchi frit au rösti, du chèvre au bleu, la patate et le fromage s'éclatent! Les amateurs devront probablement faire des choix déchirants, puisqu'ils n'auront que sept jours pour goûter ces créations fromagées.

Karl Boulanger, associé chez -RestoQuébec.ca et organisateur de la Poutine Week dans la capitale, a goûté - à ses risques et périls! - à toutes les poutines pensées par les restaurateurs de Québec. Le guide en ligne RestoQuébec est également derrière le Burger Week, en septembre, et le Grilled Cheese Festival en mai. Cette troisième édition du festival de la frite sauce garnie a attiré bon nombre d'intéressés, tellement que les organisateurs doivent refuser plusieurs candidatures, question d'assurer un certain achalandage dans les établissements participants.

Leur mission? Élaborer une poutine qui sort de l'ordinaire - et du menu habituel - qui sera offerte pour une semaine seulement, soit du 1er au 7 février, au prix unique de 10 $. Pas question de servir le classique; les brigades doivent repenser, au moins un peu, le plat québécois. «Les chefs étaient super motivés. Plusieurs en profitent pour faire une espèce de get together en cuisine. Lors de la tournée de dégustation, ils nous regardent tous attentivement!» raconte M. Boulanger.

Origines montréalaises

Thierry Rassam a fondé, il y a quatre ans, à Montréal, les premières Burger et Poutine Week avec son partenaire Na'eem Adam. Forts de leur succès, ils tiennent en 2016 la quatrième édition de l'événement culinaire dédié au mets québécois. M. Rassam, qui estime que la poutine est un «plat pour se réchauffer», idéal, donc, pour le mois de février, est lui-même un grand amateur du mélange frite-sauce-fromage. C'est en tentant de trouver LA meilleure poutine à Montréal avec M. Adam que le tandem a décidé de s'adresser aux chefs de la métropole et d'en faire un événement un brin compétitif.

Parmi la cinquantaine de participants montréalais, M. Rassam observe à chaque édition deux tendances. D'abord, les chefs qui s'éclatent en inventant des poutines étagées «avec plein de choses dedans» - M. Rassam penche d'ailleurs de ce côté. Et ceux qui raffinent le plat, avec une recherche d'ingrédients «simples et bons». «Il y a beaucoup d'innovation chaque année. On explore, on redéfinit la poutine!» 

La semaine de la poutine montréalaise a fait des petits : à Québec, d'abord, puis à Toronto. Et on s'intéresse à l'événement sur la scène internationale, une vague sur laquelle les fondateurs veulent surfer dans les années à venir. «C'est un peu notre plat culturel. On veut être les ambassadeurs de la poutine!» 

Ce février, une vingtaine de restaurants établis à l'extérieur du Canada participent à ce festival de la poutine. Le Belleville Melbourne, de Melbourne, en Australie, proposera sa version, la Peking Poutine (avec canard effiloché, frites panées à la bière, accompagnée d'aïoli à la sauce hoisin), tout comme le Mess Royale de San Diego - déjà spécialisé en poutine, il faut dire - en Californie. On trouve aussi des participants en Amérique du Sud et en Europe. 

Les amateurs pourront consulter les poutines proposées par chaque resto de leur ville grâce à l'application mobile La Poutine Week, qui sera mise à jour pour lundi. On peut la télécharger via Google Play, le App Store d'Apple ainsi que sur le site Web de l'événement : www.lapoutineweek.com

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Alexandre Cotton, chef au Fin Gourmet, et sa Chèvre de Monsieur Cotton 

Le Soleil, Patrice Laroche

Chèvre et poivre des dunes au Fin gourmet

Le chef Alexandre Cotton a revisité la poutine classique en optant pour une sauce au poivre... des dunes. Ce «faux poivre», une épice québécoise, produit des chatons séchés de l'aulne vert, se marie avec brio avec le fromage de chèvre en grains Crottes de bouc!, produit à l'Île d'Orléans. Les frites de pomme de terre Yukon Gold sont également accompagnées de lardons et d'oignons confits. La création du resto du quartier Saint-Sauveur est coiffée d'un bouquet de pousses de pois mange-tout. Une version chic de l'en-cas de casse-croûte. Le chef Cotton, qui apprécie la poutine de fin de soirée occasionnelle, se donne un peu plus de latitude lors de la Burger Week en variant viandes et garnitures. Pour la poutine, il ne voulait pas s'aventurer trop loin, misant plutôt sur un fromage et une épice goûteux qui se démarquent par leur originalité.

Mille-feuille de poutine fumée au Glenmorangie du Graffiti... - image 3.0

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Mille-feuille de poutine fumée au Glenmorangie du Graffiti

Mille-feuille de röstis au Graffiti

Le chef du restaurant Le Graffiti, Yannick Fortin, en poste depuis quatre mois, a créé un Mille-feuille de poutine fumée au Glenmorangie. Lui-même n'étant pas le plus grand amateur de poutine, il s'est laissé aller, question d'évoquer la nouvelle dynamique plus moderne dans laquelle le resto du l'avenue Cartier souhaite évoluer. Il a donc pensé à un étagé de röstis de pommes de terre, nappé d'une sauce au fond de veau au scotch. «On oublie le gravy épais à la fécule!» Le tout est parsemé de morceaux de flanc de porc de Nagano. Le côté fumé vient de la Fromagerie des Basques de Trois-Pistoles qui a réalisé pour l'établissement une livraison spéciale de fromage en grains «encore plus fumé» au bois d'érable. Originaire de la Gaspésie, le chef Fortin faisait, petit, toujours un arrêt à la fromagerie lors d'un voyage vers Québec. Ce «rösti déjeuner» revisité y rend hommage en quelque sorte! Les clients seront invités à accompagner leur poutine d'un scotch Glenmorangie - plus caramélisé que tourbé, note M. Fortin - ou d'une bière Maudite.

La Grésillement Blackburn du Houston... (Courtoisie) - image 4.0

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La Grésillement Blackburn du Houston

Courtoisie

Un plat «cochon» au Houston

Pour sa première participation, le chef Jean Olivier, du resto Houston de Sainte-Foy, a élaboré la Grésillement Blackburn à base de pommes de terre frites en «queues de cochon» du commerce, le tout garni de trois types de fromages. La sauce se veut un croisement «viandeux» entre la sauce à poutine et le fond de boeuf maison du steak house. Une fois prêtes, les frites sont sautées au poêlon pour être bien enrobées de sauce, indique le chef Olivier. On y dépose ensuite une saucisse de jambon forêt-noire qui contient également des morceaux de cheddar Blackburn - plus doux, «avec un petit goût de noisette», que les cubes de cheddar de l'Île-aux-Grues qui l'accompagnent - de la boucherie Délecta. «Je finis le tout avec un émietté de bleu (L'Ermite) que j'ai fumé moi-même. Je le gèle, parce qu'il faut le fumer froid», explique le chef. Pour ajouter à l'effet de surprise, le tout est «servi dans un poêlon à fajitas qui pétille toujours, une fois rendu à table», indique le chef. On propose d'accompagner le tout d'un verre de pinot noir ou d'une bière Newcastle.

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