Craquants cocos chocolatés

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«L'oeuf est le symbole de la fécondité, de la renaissance», indique la chocolatière Nathalie Roy.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Laurie Richard

(Québec) Au chocolat noir ou au lait, creux ou au centre fondant, avec une coquille craquante ou décoré de confiseries, l'oeuf de Pâques veut plaire à tous les palais. La chocolatière Nathalie Roy a accepté de partager avec nous cette tradition pascale dans son atelier de Beauport. Son équipe y pondra, en vue de cette fête sucrée, des milliers de délices chocolatés.

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Nathalie Roy, la propriétaire d'Arnold Chocolats, remplit ses cocos de petites surprises, tandis que s'affaire la chocolatière Justine Daigle.

Le Soleil, Patrice Laroche

Les cocos de Nathalie Roy, propriétaire d'Arnold Chocolats, sont remplis de petites surprises. Mme Roy, qui a ouvert sa première chocolaterie en 1996, s'est lancée dans l'aventure avec Éric Normand, ancien propriétaire de la chocolaterie Érico. C'est un peu par accident que Mme Roy est tombée dans le chocolat. Formée dans le domaine de la mode, cette «folle des bonbons» y a trouvé un art qui lui permettait de créer à sa guise. Seule à la barre depuis 1999, elle se concentre sur les produits frais sans agents de conservation. 

«C'est un métier de senti», lance celle qui parfait sa technique depuis près de 20 ans. Porto et cardamome, caramel à la pomme, fraise et champagne, fondant à la framboise... Les chocolats fourrés d'Arnold se déclinent en une série de parfums originaux. L'équipe fabriquera quelque 10000 chocolats fins pour Pâques, jusqu'à 1500 par jour en période de pointe, sans compter les moulages d'occasion.

Dans l'atelier de la maison-mère aux Promenades Beauport, la semaine dernière, l'équipe de chocolatières moulait des oeufs qui se retrouveront dans les paniers de Pâques.

Émilie Beaulieu et Justine Daigle versent à la louche le chocolat dans les moules au-dessus de la tempéreuse, qui maintient la matière bien coulante. Une fois les cavités remplies, elles frappent les moules sur leur surface de travail pour évacuer l'air qui se trouve dans le chocolat. Elles remettent ensuite l'excédent dans la cuve et laissent durcir les demi-coquilles ainsi formées avant de les démouler. Elles seront collées pour former des oeufs creux en chauffant légèrement leurs pourtours. 

Un goût pour le corsé

Depuis ses débuts, MmeRoy trouve que la consommation de chocolat a beaucoup évolu---é. À la fin des années 90, ses clients ne mangeaient que du chocolat au lait, assure-t-elle. Aujourd'hui, elle soutient que le chocolat noir représente 30 % de ses ventes à Pâques, un peu moins que pour une fête plus «adulte» comme la Saint-Valentin, par contre. 

«Le goût s'est raffiné. On voit aussi des parents qui initient tôt leurs enfants au chocolat noir et ils aiment ça!»

Les gens cherchent toutefois la nouveauté chaque année. D'où les singes, chatons et petits cochons pour les gourmands. Les papis et les mamies préfèrent toutefois s'en tenir au traditionnel oeuf, au lapin ou à la poule. Pas de colorant sur les pièces d'Arnold : on décore à la main les personnages avec du chocolat de couleurs différentes. Arnold propose aussi des oeufs gigognes : des oeufs dans des oeufs, dans des oeufs! Une antenne sur l'avenue Cartier offre aussi les incontournables de la chocolaterie. 

_____________

Arnold Chocolats :

Promenades Beauport,

333, rue du Carrefour, Québec

et 1190, avenue Cartier, Québec

Arnold propose aussi des oeufs gigognes : des... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 2.0

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Arnold propose aussi des oeufs gigognes : des oeufs dans des oeufs, dans des oeufs! 

Le Soleil, Patrice Laroche

Plus de cocos chez Érico

Cédric Allain et Éric Louinet sont propriétaires de la chocolaterie Érico (634, rue Saint-Jean, Québec) depuis l'été dernier. Ils ont ajouté cette année plus d'oeufs chocolatés à leur production, bien que ce moulage soit moins populaire ici que de l'autre côté de l'Atlantique, indique le chocolatier-

pâtissier Cédric Allain, qui est originaire de France. On préfère les dinosaures et les petites poules à Québec! La production a été lancée un mois avant le grand jour. On en trouve pour tous les goûts: au chocolat noir, au chocolat au lait... et même garnis de jelly beans. À admirer dans la vitrine aménagée pour la fête!

Pâques à la Fudgerie

Le «maître fudgeron» Jacques Thivierge organise pour la cinquième année le Pique-nique de Damoiselle Éléonore, samedi prochain, de 10h à 16h30, à la fabrique de gâteries, située à Charlesbourg (717, boulevard Louis-XIV, Québec). En plus d'activités et d'animations pour les petits, les grands gourmands pourront aussi y trouver leur compte. Alain Harbour, spécialiste en accords mets et bière, y tiendra un kiosque pour faire découvrir l'art de marier les bières... et les fudges!

Info : lafudgerie.com

Émilie Beaulieu, chocolatière, préparant les moules.... (Le Soleil, Patrice Laroche) - image 3.0

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Émilie Beaulieu, chocolatière, préparant les moules.

Le Soleil, Patrice Laroche

L'oeuf avant la poule

Mais pourquoi offrons-nous des oeufs chocolatés à la fin du Carême? Pâques, fête chrétienne, tire ses origines de rites païens visant à souligner l'arrivée du printemps, indique la chocolatière Nathalie Roy. «L'oeuf est le symbole de la fécondité, de la renaissance.» On célèbre la résurrection du Christ à Pâques : le symbolisme de l'oeuf y a donc trouvé sa place. 

Ce sont d'abord de vrais oeufs décorés à la main que l'on offre. Les chocolatiers s'emparent toutefois de la tradition pour en faire commerce dans les années 1800, alors que le cacao et le chocolat commencent à se démocratiser.

On a vu apparaître les premiers oeufs de Pâques en chocolat au début du XIXesiècle en France et en Allemagne, notamment. Ils étaient pleins.

C'est à l'entreprise anglaise Fry & Sons, achetée par la suite par Cadbury, que l'on doit le premier moulage industriel : la barre de chocolat à croquer, en 1847. Les frères Fry ont découvert qu'en mélangeant du sucre, du beurre de cacao et du chocolat en poudre, on obtenait une pâte qui peut être versée dans un moule. Les oeufs sont venus ensuite... et les poules ont suivi! Pour la petite histoire, Cadbury a produit son premier coco de Pâques en 1875, fait de chocolat noir et rempli de dragées.

Sources : www.cadbury.co.uk, cadbury.com.au

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