Les lourdes séquelles d'une épouse tunisienne

Belgacem Balti a entre autres menacé de noyer son... (Photothèque Le Soleil)

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Belgacem Balti a entre autres menacé de noyer son épouse dans le bain et de la découper en morceaux.

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(Québec) Neyla (prénom fictif) était certaine de mourir le 6 mai 2016. Son mari, Belgacem Balti, l'a étranglée avec la ceinture de kimono de leur fils. Il a ensuite menacé de la noyer dans le bain et de la découper en morceaux.

La mère de famille de 39 ans, arrivée de Tunisie en 2009, n'est plus la même depuis qu'elle a échappé à une tentative de meurtre dans son logement de Lévis, le printemps dernier.

Elle a terminé son cours d'infirmière, mais n'est pas capable d'exercer son métier. Elle voit une psychologue chaque semaine et prend de la médication contre l'anxiété.

Neyla tente du mieux qu'elle peut de contrôler les crises de colère de son garçon de sept ans et de s'occuper de son petit de deux ans.

Son mari Belgacem Balti, de qui elle sera officiellement divorcée dans quelques jours, a plaidé coupable en avril dernier à une accusation de tentative de meurtre.

L'homme de 43 ans est détenu depuis son arrestation.

À l'occasion du début des représentations sur la peine, Neyla a témoigné avoir commencé à vivre de la violence conjugale en 2011. 

Le couple se chicanait souvent. Neyla voulait que la famille économise pour s'acheter une petite maison. Belgacem Balti, lui, avait des problèmes d'alcoolisme et de jeu compulsif. Machiniste puis chauffeur de taxi, il se révélait incapable d'économiser.

À cette époque, Balti a plaidé coupable à une accusation de voies de fait et a obtenu une absolution.

La relation n'a cessé de se dégrader. «J'étais comme sa propriété, c'est lui qui m'a amenée, qui m'a parrainée, déplore Neyla. Quand je lui parle, il ne me répond même pas. C'était une forme de violence psychologique. »

En 2015, Neyla appelle de nouveau les policiers de Lévis pour des gestes de violence, mais elle ne porte pas plainte.

Étranglée et menacée

Dans la nuit du 6 mai 2016, Belgacem Balti assaille son épouse dans le lit conjugal. Il lui entoure le cou avec la ceinture du kimono de leur fils et se met à serrer. La jeune femme va perdre brièvement conscience.

Le mari traîne son épouse, toujours étranglée par la ceinture, jusqu'à la salle de bain. Il se met à remplir la baignoire, mais est incapable de fermer le drain.

La femme le supplie de penser à leurs enfants, à la scène qu'ils auront au réveil. L'homme rétorque qu'il va découper son corps en morceaux et l'amener ailleurs.

À un moment, Balti demande à son épouse de se taillader elle-même les poignets, en promettant que lui aussi va s'enlever la vie à sa suite.

À force de discussion, Neyla réussit à convaincre son mari. Ce dernier s'appuie sur la cuvette des toilettes, s'allume une cigarette et la laisse partir.

Lorsque Balti sera endormi, Neyla court se réfugier chez des voisins et appelle le 9-1-1. Elle reviendra chercher ses enfants avec les policiers avant d'aller à l'hôpital soigner ses ecchymoses.

Après la tentative de meurtre, les parents de Neyla sont venus de Tunisie pour s'occuper des enfants. Ils ne sont repartis pour de bon qu'en juillet dernier.




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