Il provoque un accident pour tuer sa conjointe et sa fille

Réjean Chabot, 55 ans, a été déclaré coupable... (Photothèque Le Soleil, Éric Labbé)

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Réjean Chabot, 55 ans, a été déclaré coupable mardi de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles à un autre automobiliste, pour un accident qu'il a provoqué sur l'autoroute Henri-IV.

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(Québec) Un homme ulcéré de se faire laisser a provoqué un accident sur le boulevard Henri-IV dans le but de se tuer et d'emporter dans la mort sa conjointe et sa fille de neuf ans.

Réjean Chabot, 55 ans, a été déclaré coupable mardi de conduite dangereuse ayant causé des lésions corporelles à un autre automobiliste.

Le 2 avril 2016, Réjean Chabot et sa conjointe ont une violente dispute. Ils quittent leur domicile de Charny pour se rendre à l'institution financière de la dame, à Beauport.

Rendu sur l'autoroute Henri-IV, la chicane bat toujours son plein. La dame, qui est au volant, annonce à son conjoint qu'elle va le quitter au retour de la banque.

À la hauteur de l'autoroute Charest, Chabot saisit le volant et vire avec force vers la droite.

Selon la preuve, retenue par le juge Gilles Charest de la Cour du Québec, Réjean Chabot crie alors qu'il veut mourir et amener la femme et sa fillette de 9 ans avec lui.

La Hyundai Elantra va alors percuter une Jetta, qui circulait dans la voie de droite avant de finir sa course contre un muret de béton.

Hésitation à porter plainte

Le conducteur de la Jetta, un homme de 83 ans, a subi des fractures à trois vertèbres et a été diagnostiqué avec un choc post-traumatique.

La femme a raconté la scène aux policiers venus la secourir. Elle hésitait à porter plainte, de peur d'avoir des représailles.

La fillette en pleurs a demandé à ce qu'on n'envoie pas son père en prison. «Il n'a pas réfléchi, il était fâché», dira l'enfant.

Lors de son procès, Réjean Chabot a nié avoir touché au volant. Il affirmait que c'est sa conjointe, sous l'influence de stupéfiants, qui avait fait dévier la voiture. Il n'aurait toutefois jamais vu la manoeuvre et ce même s'il affirmait avoir constamment regardé la conductrice parce qu'elle l'engueulait.

Le juge Charest n'a pas crû cette version, la qualifiant d'invraisemblable.

Même s'il n'était pas au volant, c'est indéniablement Chabot qui a commis la conduite dangereuse, estime le juge. «Il devient le conducteur quand il prend le contrôle du véhicule», rappelle le juge Charest.

Les parties reviendront à la cour le 14 septembre pour les représentations sur la peine.




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