Restes humains retrouvés au Nunavik par des stagiaires en géologie

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Photo de la scène, prise après que les restes humains eurent été récupérés.

fournie par le Corps de police régional Kativik

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(Québec) Des restes humains et une motoneige. C'est la macabre découverte qu'a récemment faite au Nunavik un groupe de stagiaires en géologie du ministère des Ressources naturelles. Après vérification, les corps pourraient appartenir à deux chasseurs disparus depuis plus de 12 ans.

À quelque 25 kilomètres d'Ivukivik, le village le plus au nord du Québec, la triste scène a d'abord été repérée du haut des airs par des stagiaires en géologie circulant en hélicoptère afin de cartographier le territoire. C'était le 15 août. Rapidement, la découverte a été rapportée au Corps de police régional de Kativik (CPRK), qui a ouvert une enquête.

Une recension dans le registre des disparitions a permis au CPRK de relier l'affaire à une double disparition signalée en février 2005 à Salluit, un village situé à environ 120 kilomètres d'Ivukivik. Les deux personnes étaient apparemment parties à la chasse au caribou avant d'être portées disparues.

Même si le chef du CPRK, Michel Martin, admet que les premières observations de la scène - notamment en ce qui a trait aux vêtements retrouvés et au type de motoneige - laissent croire à un lien entre les deux événements, il reste prudent. «Ce n'est pas encore confirmé.» D'ici là, le CPRK refuse de dévoiler l'identité des deux potentielles victimes et le lien qui les unit.

La vérification se fera par des tests d'ADN auxquels prendront part les familles des supposées victimes. D'abord transportés jusqu'à Ivukivik, les restes humains sont d'ailleurs actuellement en transit vers Montréal, où seront effectués les tests génétiques, explique M. Martin. 

Par ailleurs, il se dit peu surpris que les corps soient restés introuvables pendant si longtemps. Photo à l'appui, il explique au Soleil que par la voie des airs, il fallait être très attentif pour distinguer la motoneige dans l'immense étendue rocheuse du secteur.

Mentionnons qu'à l'exception des corps, tous les éléments de la triste scène ont été laissés sur place tels qu'ils ont été retrouvés, afin que les familles des victimes puissent éventuellement venir s'y recueillir. Selon Michel Martin, il s'agit là d'une pratique courante de la culture inuite.

Thèse criminelle écartée

Parmi les effets personnels retrouvés tout près des restes humains, des vêtements, des bidons d'essence, une glacière et une arme à feu, une information confirmée par le ministère des Ressources naturelles. 

Si cette découverte pouvait laisser croire en un homicide, Michel Martin rappelle que le port d'une arme dans le secteur où les corps ont été retrouvés est plus que commun, dans le contexte où il faut pouvoir se défendre contre les ours polaires. Également, l'arme n'a pas été utilisée, confirme M. Martin.

La thèse d'un acte criminel est d'ailleurs écartée à l'heure actuelle.

Précisant ne pas vouloir utiliser l'événement en exemple, Michel Martin rappelle toutefois l'importance de toujours avoir un téléphone satellite en sa possession lors de périples en régions éloignées.




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