L'avocat Jean-Roch Parent veut faire déclarer le DPCP inhabile

Avant de perdre son poste en 2015, Jean-Roch... (Photothèque Le Soleil)

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Avant de perdre son poste en 2015, Jean-Roch Parent a travaillé comme procureur de la Couronne au DPCP pendant 10 ans.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Accusé de menaces, voies de fait sur des policiers, intimidation, entrave aux agents de la paix et à la justice, l'avocat Jean-Roch Parent veut faire déclarer inhabile le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui a déposé les accusations contre lui.

Me Parent était absent mercredi lors du retour de sa cause devant le tribunal, mais son avocate, Me Mélissa Laberge, a demandé au juge Sébastien Proulx une extension de délai afin de présenter une requête en inhabilité de la totalité du personnel du DPCP.

Avant de perdre son poste en 2015, lui qui avait plaidé coupable et obtenu une absolution conditionnelle dans une affaire de harcèlement et de non-respect d'engagement, l'avocat de 40 ans avait en effet été procureur de la Couronne au DPCP pendant dix ans.

«C'est une question de conflit d'intérêts, car Me Parent a travaillé avec ces gens pendant de nombreuses années. Ce n'est pas comme s'il ne les connaissait pas. Même Me (Julie) Lajoie (l'avocate de la Couronne de Roberval désignée pour traiter la cause), les procureurs se promènent et ont des dossiers ensemble», a expliqué Me Laberge aux médias après l'audience.

L'avocate a indiqué que ce sont bel et bien tous les procureurs de la Couronne qui seront visés par la requête. «D'autres institutions auraient pu instruire la poursuite, notamment un procureur fédéral», a-t-elle poursuivi.

La requête en inhabilité sera déposée le 27 septembre pour être plaidée à une date ultérieure. Si elle est accepté, Me Laberge réclamera un arrêt des procédures contre son client. L'avocate a également demandé un complément de divulgation de la preuve qui lui sera acheminé au plus tard vendredi, à 16h30.

Les accusations qui pèsent contre Me Parent font référence à des événements survenus le 4 mai alors qu'il a été intercepté par deux policiers de la Sûreté du Québec sur une voie réservée aux autobus du boulevard Honoré-Mercier. Il est alors sorti de sa voiture pour discuter avec les agents, mais le ton aurait rapidement monté.




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