L'ex-attaché politique de Pauline Marois plaide coupable à une accusation

Ernest Murray, au palais de justice de Québec... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Ernest Murray, au palais de justice de Québec

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) L'ex-attaché politique de Pauline Marois, Ernest Murray, a plaidé coupable vendredi à une accusation d'avoir conseillé de commettre un acte criminel, soit la fabrication et l'utilisation de faux. Le crime n'a cependant jamais été commis.

M. Murray avait été arrêté au printemps 2016 en même temps que l'ex-vice-première ministre Nathalie Normandeau et cinq autres coaccusés. Il faisait également face à des accusations de fraude, de complot et d'abus de confiance qui ont toutes été retirées suite à son plaidoyer de culpabilité.

L'ex-attaché politique de Pauline Marois a admis au juge Richard Grenier de la Cour supérieure des faits survenus à l'occasion de la campagne menant à l'élection générale québécoise du 8 décembre 2008, qui constituait le troisième scrutin en 18 mois dans la province. Pour cette raison, le Parti québécois avait de la difficulté à atteindre ses objectifs de financement. 

Ainsi, M. Murray avait alors informé Martin Lapointe, consultant pour la firme d'ingénierie Roche, qu'il lui manquait 10 000 $ en contribution politique afin que le Parti québécois atteigne ses objectifs. Il savait alors très bien que le montant maximal des contributions à un parti était de 3000 $ par électeur. 

Suite à une demande de M. Lapointe, Ernest Murray lui a cependant fourni les noms de trois personnes pour agir à titre de prête-nom aux fins de dons à être effectués, précisant qu'il s'agissait de gens sûrs.

M. Murray a ajouté qu'il savait que dans l'éventualité où Martin Lapointe donnerait suite à sa suggestion, des documents publics comportant des informations fausses et trompeuses allaient être publiés. Il a aussi admis avoir, par échange de courriers électroniques avec M. Lapointe le 16 décembre 2008, exprimé le fait qu'il accepterait de recevoir la somme additionnelle de 1500 $ en don au Parti québécois. Martin Lapointe n'a cependant jamais donné suite à sa suggestion quant aux prête-noms.

Sentence suspendue demandée

Le procureur de la Couronne, Me Claude Dussault, réclame une sentence suspendue et une ordonnance de probation d'un an pour M. Murray alors que son avocat, Me Mathieu Camirand, suggère plutôt une absolution conditionnelle, qui éviterait à son client d'avoir un casier judiciaire, également assortie d'une ordonnance de probation d'un an. Les représentations sur sentence auront lieu le 30 août, alors que les dossiers des six autres coaccusés reviendront aussi devant la cour.

Ernest Murray a refusé de s'entretenir avec les médias après l'audience, mais Me Camirand a indiqué que son client était très heureux de l'arrêt des procédures sur les autres chefs d'accusation. «Ça faisait un an que M. Murray faisait face à des accusations de fraude, ce qu'il a toujours nié», a expliqué l'avocat.

Celui-ci a rappelé que les admissions faites par son client vendredi étaient les mêmes qu'il avait déjà faites devant la Commission Charbonneau. «Il avait déjà admis tout ça, mais l'accusation à laquelle il a plaidé coupable aujourd'hui n'était pas là au début des procédures. Elle a été ajoutée en avril.»




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