Pas de la rage au volant, juste «une mauvaise soirée»

Témoignant à son procès, Carol Lirette disait ignorer... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Témoignant à son procès, Carol Lirette disait ignorer qu'un débarcadère était réservé aux taxis et aux autobus et avait entrepris d'y déposer ses enfants.

Le Soleil, Yan Doublet

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Ce ne serait pas un épisode de rage au volant, mais bien une «mauvaise soirée avec des conséquences» qui a mené à la mise en accusation d'une ancienne relation des Hells Angels, Carol Lirette, le soir du spectacle de Justin Bieber au Centre Vidéotron le 14 mai 2016.

C'est ce qu'a tenté d'expliquer l'avocat de Lirette, Me Vincent Montminy, lors du procès de son client lundi devant le juge Christian Boulet. Lirette, 43 ans, condamné à plusieurs reprises dans des dossiers de trafic de drogue au cours des deux dernières décennies, allait alors reconduire son fils et sa fille au spectacle qui se déroulait à guichet fermé.

Témoignant à son procès, Lirette disait ignorer qu'un débarcadère était réservé aux taxis et aux autobus et avait entrepris d'y déposer ses enfants. C'est là que deux agents de sécurité se sont interposés, tentant de lui bloquer le passage après qu'il ait refusé de suivre leurs indications.

Se faufiler

Le premier a témoigné à l'effet qu'il s'était appuyé sur le capot de la voiture alors que le deuxième, appelé en renfort, a déclaré avoir chuté après avoir été heurté par le miroir de la Camaro de l'accusé, subissant quelques ecchymoses.

Me Montminy a demandé au juge Boulet d'acquitter son client des accusations de voies de fait avec une arme, à savoir l'automobile, délit de fuite et conduite dangereuse. 

«M. Lirette n'a jamais foncé vers les agents de sécurité, il a plutôt tenté de se faufiler. Où est le risque de frapper quelqu'un alors qu'on s'évertue à l'éviter?» a-t-il analysé, rejetant une part du blâme sur les agents de sécurité qui se plaçaient devant l'auto de Lirette pour lui barrer le chemin, 

L'avocat a ajouté que son client n'avait jamais quitté les lieux et était toujours sur place lors de l'arrivée des policiers. «Ce n'est pas un crime, c'est un accident avec des conséquences négatives.»

Carol Lirette, qui était en libération conditionnelle, avait été renvoyé purger le reste de sa peine dans un pénitencier fédéral après sa mise en accusation.

Déraisonnable

La Couronne, représentée par Me Mathieu Rochette, n'est bien sûr pas du tout du même avis que Me Montminy. Me Rochette a estimé que le témoignage de Lirette était invraisemblable et que celui de sa fille était calqué sur celui du paternel, invitant le juge à les rejeter.

«Sa fille dit ne pas avoir entendu l'impact, mais elle était à quelques centimètres du miroir!» a-t-il fait valoir. Il a de plus ajouté que le comportement de Lirette n'était pas celui d'une personne raisonnable dans les circonstances. «Qu'est-ce qu'aurait fait une personne raisonnable? Elle se serait arrêtée...» a-t-il laissé tomber.

Le juge Boulet a pris la cause en délibéré et rendra sa décision le 18 octobre.




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