Traversée de l'Atlantique à la rame: un jeune Québécois frôle la mort

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L'embarcation de Joseph Gagnon a chaviré à moins de 300 km des côtes irlandaises.

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(Québec) L'aventure de Joseph Gagnon, ce jeune Québécois qui voulait traverser l'Atlantique à la rame avec son partenaire Brian Conville, s'est terminée brusquement vendredi. Leur embarcation a chaviré à moins de 300 km des côtes irlandaises.

Les deux garçons sont sains et saufs après avoir passé plus de 10 heures à dériver. «Ça va très bien, ils sont à l'hôpital», témoigne la mère de Joseph, Claire Martin, qui a atterri vendredi matin à Dublin pour accueillir le duo qui était censé regagner la terre ferme dans trois jours. 

Vers 5h vendredi, Brian terminait son quart de travail lorsqu'en se levant, il a perdu pied et est tombé dans l'eau. Attaché à sa ligne de vie, il a fait chavirer le bateau. 

Endormi, Joseph s'est réveillé en sursaut. «Il a eu le bon réflexe. Il a plongé et est sorti tout de suite», raconte sa mère. Son ami Brian n'était pas trop loin. Les deux premières heures ont été terribles tandis que l'eau envahissait tranquillement l'habitacle. «Le bateau coulait, coulait, coulait... Ils ont pensé qu'ils allaient mourir», poursuit Mme Martin. «Ils n'ont pas eu le temps d'enfiler leur combinaison de survie, pas eu le temps de déclencher la balise de détresse ni de prendre le canot de sauvetage. Tout s'est passé en moins de 5 minutes.»

Précieux signal

Au bout de deux heures à s'accrocher tant bien que mal à l'arrière du bateau qui se maintenait à flot, Joseph décide de plonger pour tenter de récupérer l'embarcation de survie. Il parvient à récupérer de la nourriture et du matériel, mais il constate que la balise de détresse s'était détachée. «Ils espéraient qu'elle se soit mise à émettre un signal de détresse, sinon ils étaient perdus...», raconte-t-elle. 

Il aura finalement fallu cinq heures à la balise pour émettre un premier signal. Les garde-côtes irlandais lancent alors une opération de sauvetage.

Après 10 heures à dériver, Joseph et Brian entendent le bruit d'un avion qui s'approche, puis celui d'un hélicoptère. «Quand ils ont entendu le bruit de l'hélicoptère, ils se sont mis à brandir la veste de Brian qui était la seule pièce de couleur qu'ils avaient», décrit Mme Martin. Les deux aventuriers ont été secourus vers 15h vendredi, puis ramenés sur la terre ferme, laissant derrière eux leur petit bateau. 

«On ne pense pas à la traversée de Joseph l'an prochain. On remercie que les garçons soient vivants», termine Claire Martin. Joseph prévoyait réaliser son rêve en 2018 : celui de traverser l'océan en solo.




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