Un ex-chauffeur de taxi aurait embrassé de force trois de ses clientes

Le procès de l'ex-chauffeur de taxi Karim Chikhi... (Photothèque Le Soleil)

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Le procès de l'ex-chauffeur de taxi Karim Chikhi a débuté lundi à Québec.

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(Québec) L'ex-chauffeur de taxi Karim Chikhi aurait embrassé de force trois de ses clientes... dont deux le même soir!

Le procès de l'homme de 48 ans, qui a perdu son emploi chez Taxi-Coop après avoir vu son permis de taxi révoqué, s'est ouvert hier.

Annie *, 35 ans, a rencontré Karim Chikhi le 4 octobre 2013 lorsque, après une fête très arrosée au Bar Le Drague, elle a voulu rentrer à son hôtel Le Haute-Ville, à moins de 500 mètres.

La résidente de Rivière-du-Loup, en état d'ébriété avancé, ne connaît pas Québec et a du mal à guider le chauffeur de taxi. 

Après avoir tourné en rond durant une heure, selon la témoin, le chauffeur Chikhi lui réclame 200$. Annie n'a que le 20$ donné par son conjoint et n'a pas son téléphone pour appeler. «Il me demandait comment j'allais le payer, se souvient Annie. J'étais en état d'ébriété et je lui ai proposé une fellation ou ce qu'il voulait.»

Le taxi finit par retrouver l'hôtel. Karim Chikhi accompagne sa cliente, titubante, à sa chambre pour trouver sa sacoche. Il l'amène au guichet automatique où la dame retire 100$. Le chauffeur la reconduit à l'hôtel et rentre dans la chambre.

Annie affirme qu'en sortant de la salle de bain, elle a vu Chikhi nu sur le lit. Elle lui ordonne de quitter avec le 100$, ce qu'il fait selon elle. Elle a porté plainte pour fraude.

Véronique *, 39 ans, s'est fait raccompagner par le chauffeur de Taxi-Coop Karim Chikhi après un party d'Halloween le 2 novembre 2013.

Selon elle, le chauffeur l'a longuement complimentée sur sa tenue de cowgirl avant de s'inviter à venir prendre un café chez elle.

La jeune femme aurait refusé toutes les avances. Le chauffeur aurait mis sa main sur sa cuisse et aurait essayé d'approcher son visage avec sa main pour l'embrasser.

Choquée, Véronique affirme s'être alors sauvée en direction de son condo. Karim Chikhi l'aurait alors suivie. «Je me suis mise à hurler, se rappelle Véronique. Il a fini par reculer et il est parti.»

Paniquée, Véronique a parlé de l'événement seulement quelques jours plus tard. Ses amis l'ont incitée à porter plainte à la police.

Diane*, 55 ans, est rentrée de son party de Noël dans le taxi de Karim Chikhi vers 1h au petit matin du 8 décembre 2013. Le chauffeur l'aurait complimentée sur son allure et son parfum. Il aurait mis sa main sur son bras en lui demandant à quand remontait la dernière fois où elle avait fait l'amour. «Je lui ai répondu que ça ne le regardait pas, témoigne Diane. Là je ne me sentais pas bien, j'étais nerveuse.»

Une fois arrivé à destination, au moment où la cliente sort ses billets, le chauffeur aurait saisi la tête de Diane entre ses deux mains. Il aurait tenté de l'embrasser et lui aurait léché la bouche et la joue. 

Diane le repousse violemment et sort du taxi. Karim Chikhi l'aurait suivie. 

Pour se débarrasser de l'importun, Diane avertit que son mari - elle est célibataire - approche de la porte.

Karim Chikhi repart pendant que Diane rentre chez elle, tremblante. Elle porte plainte à la police le lendemain.

Moins d'une heure plus tard cette nuit-là, Chikhi a reconduit Nadia*, 30 ans, du coin de la Canardière et de la 8e Avenue dans Limoilou jusque chez elle, à Charlesbourg.

Après avoir réglé sa course, Nadia voit le chauffeur sortir et l'accompagner à l'intérieur de l'édifice à logements. Elle lui a pourtant dit être en mesure de se rendre chez elle. «Au départ, j'ai pensé qu'il était galant et voulait m'ouvrir la porte», a raconté Nadia.

Rendus au troisième étage, Nadia répète au chauffeur qu'elle n'a plus besoin de lui. À ce moment, Karim Chikhi lui aurait saisi le visage entre ses mains et l'aurait embrassée, en glissant sa langue dans sa bouche. 

La jeune femme repousse le chauffeur, qui part sans demander son reste, explique-t-elle. Elle en parle à son conjoint et portera plainte à la police le lendemain.

Près de quatre ans plus tard, Nadia peinait à reconnaître l'ex-chauffeur de taxi, assis dans la salle d'audience.

Il faut dire que l'homme d'origine marocaine a maintenant le crâne rasé.

Acquittement

En ouverture de procès, le procureur de la Couronne Me Régis Juneau a annoncé qu'il n'avait pas de preuve à offrir pour l'une des quatre plaignantes d'agression sexuelle. Chikhi a donc été acquitté de cette accusation d'agression, qui remontait à octobre 2012.

Le procès se poursuit mardi.

* Tous les prénoms des plaignantes ont été modifiés.




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