La Couronne réclame sept ans de prison pour l'infirmier agresseur

Mohamed Doudou Traoré... (Ptotothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Mohamed Doudou Traoré

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(Québec) L'infirmier Mohamed Doudou Traoré est un prédateur sexuel qui mérite une peine de sept ans de pénitencier pour avoir drogué et agressé sexuellement deux jeunes femmes, plaide la Couronne. La défense estime pour sa part à deux ans de détention ferme la peine appropriée.

Mohamed Doudou Traoré, 35 ans, a été déclaré coupable, au terme d'un procès, d'avoir à deux occasions versé de la kétamine, un anesthésiant, dans le verre de ses victimes avant d'avoir des relations sexuelles complètes avec elles. Une troisième jeune femme a témoigné avoir ressenti des symptômes d'étourdissement après avoir accepté un verre de l'accusé. Dans son cas, l'agression sexuelle a été interrompue, soutient la poursuite.

Le comportement de l'homme, fruit d'une mise en scène calculée, est celui d'un prédateur sexuel, dit le ministère public. «N'importe qui se trouvant sur son chemin pouvait constituer une potentielle victime», a plaidé Me Bérubé.

En s'appuyant sur certaines décisions passées, le procureur de la Couronne demande au tribunal d'imposer des peines consécutives à Traoré pour les deux agressions. Le procureur propose trois ans de pénitencier pour l'agression sexuelle d'une des victimes et quatre ans pour celle de l'autre, à qui l'accusé a transmis la chlamydia.

Cette peine de sept ans se justifie en raison de plusieurs facteurs aggravants, plaide la Couronne. Par exemple, le fait d'avoir administré un sédatif afin de vaincre la résistance des victimes.

Peine écrasante

L'avocate de Mohamed Doudou Traoré, Me Marie-Élaine Poulin, suggère pour sa part une peine globale de deux ans de pénitencier.

Les sept années de détention proposées par la Couronne constituent une peine trop écrasante, soumet l'avocate, et sont incompatibles avec le fait que son client est sans antécédent judiciaire.

Mohamed Doudou Traoré, père de deux fillettes, a subi de lourds impacts dans sa vie familiale et professionnelle depuis le dépôt des accusations en 2011, souligne Me Poulin, qui a invoqué à trois reprises la «large médiatisation» de l'affaire. «Monsieur n'est pas un danger pour la société», a-t-il assuré.

Le juge René de la Sablonnière rendra sa décision sur la peine le 29 septembre.

La direction du CHU a confirmé au Soleil avoir mis fin à l'emploi de l'infirmier à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus le 29 juin, une semaine après avoir été déclaré coupable.




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