Compensation pour un alpaga «brisé»

Manon Harvey et Jean-François Bernier, un couple de... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Manon Harvey et Jean-François Bernier, un couple de Saint-Basile de Portneuf, ont reçu un dédommagement ordonné par la Cour après avoir fait l'acquisition de Mady, une alpaga décédée moins de deux mois après son achat.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Mady l'alpaga était bel et bien affectée d'un vice lorsque Manon Harvey et Jean-François Bernier l'ont achetée à la fin de l'été 2015. Mais les éleveurs qui l'ont vendue n'en savaient rien.

Dans une décision rendue au début juin, le juge Jacques G. Tremblay de la Cour du Québec accorde une somme de 840 $ en plus des frais de justice au couple de Saint-Basile de Portneuf, nouveaux propriétaires malheureux de Mady, l'alpaga décédée moins de deux mois après sa vente.

Manon Harvey et Jean-François Bernier avaient acheté Mady et son compagnon Alphi à la ferme Carré Blanc de Saint-Édouard-de-Lotbinière. Les deux camélidés avaient été rescapés du Jardin zoologique de Québec lors de sa fermeture.

Les éleveurs, Caroline Hamel, Renaud Blanchet et leur fils Domaël Blanchet, expliquent que Mady, âgée de 15 ans, est probablement gestante. Ils donnent les renseignements nécessaires et la vente est conclue pour 1000 $.

Onze jours après son arrivée dans Portneuf, Mady met bas d'un petit, qu'on appelle un cria. Moins de deux semaines plus tard, l'état de santé de l'alpaga dégénère. Fiévreuse, Mady reste couchée sur le côté, incapable de nourrir son petit. Le vétérinaire constate un problème rénal chronique, une déficience alimentaire, des parasites et une anémie. L'alpaga devra être euthanasiée à la mi-octobre.

Après analyse de la preuve, le juge Jacques G. Tremblay conclut que les problèmes de santé de Mady étaient préexistants à la vente, mais qu'ils ne pouvaient aisément être décelés. Seules des expertises ont pu les dénoter, ajoute-t-il.

Ainsi, les acheteurs pouvaient croire que l'animal vendu était en bonne santé et ils sont en droit de récupérer le prix de vente de la femelle, soit 500 $.

Les demandeurs n'ont pas réussi à démontrer de représentations mensongères des vendeurs. Ils n'ont donc pas acheté sur la foi de faux renseignements, estime le juge.

Le juge refuse d'accorder les frais de vétérinaires (830 $), qui auraient pu être nécessaires de toute façon en raison de l'accouchement.

Le coût de l'euthanasie (160 $) leur sera remboursé ainsi que le lait nécessaire pour nourrir le cria au biberon (180 $).




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer