Un espion déchu en prison pour trafic d'armes prohibées

Denis Ayotte et son avocat, Michel Roberge... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Denis Ayotte et son avocat, Michel Roberge

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(Québec) Un espion déchu, figure connue du monde de la sécurité, Denis Ayotte, écope d'une peine de 12 mois de prison pour avoir vendu deux pistolets incapacitants (stun gun).

Le juge Pierre L. Rousseau de la Cour du Québec a rejeté la requête de Ayotte visant à faire déclarer inconstitutionnelle la peine minimale de 12 mois prévue au Code criminel pour le trafic d'arme prohibée.

Bien que sévère pour un individu sans antécédent judiciaire, la peine minimale d'un an n'est pas disproportionnée, considère le juge Rousseau.

Denis Ayotte, 50 ans, se décrivait comme un spécialiste de la haute sécurité gouvernementale, avec pour clients des bureaux d'enquête des services de police et même le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), disait-il. 

Fausse acheteuse

Il a vendu des équipements de surveillance à des familles qui voulaient surveiller les soins aux aînés dans les CHSLD et a également fait de la surveillance lors de funérailles de membres du crime organisé.

À une date qui reste floue, il a acheté deux pistolets incapacitants, dont un aux allures de crayon. Les armes prohibées ont été laissées dans une armoire pendant environ trois ans jusqu'à ce qu'un ami, Michel Bélanger, les voit et demande à les acheter pour supposément aider une femme en détresse à se défendre d'un conjoint violent.

L'acheteuse était en fait une agente d'infiltration de la police, qui soupçonnait Bélanger de trafic de drogue.

Denis Ayotte et Michel Bélanger ont été accusés. Ils ont tous deux plaidé coupables.

Le juge Rousseau n'a pas cru Ayotte lorsque ce dernier, spécialiste de la sécurité, a dit qu'il ignorait que la possession et la vente de stun gun étaient illégales au Canada.

L'accusé a agi aveuglément, estime le juge, sans s'informer au sujet de son client et de ses motivations.




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