Meurtre de Hygin Veilleux: Roy n'était pas en psychose, évalue la Couronne

Jean-Francois Roy est accusé du meurtre du chauffeur... (Photothèque Le Soleil)

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Jean-Francois Roy est accusé du meurtre du chauffeur de taxi Hygin Veilleux.

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Jean-François Roy n'était pas en psychose ni dissocié de lui-même lorsqu'il a tué le chauffeur de taxi Hygin Veilleux, évalue le psychiatre de la Couronne.

En défense, la psychiatre France Proulx estimait probable que celui qui est accusé de meurtre au premier degré ait fait une psychose toxique lors du crime. Sa personnalité limite avait aussi pu altérer son contact avec la réalité. Elle écartait toutefois une non--responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.

Son collègue le Dr Sylvain Faucher, expert de la Couronne, a aussi rencontré l'accusé à deux reprises et étudié l'ensemble de la preuve policière. Il évacue toute idée de psychose.

Lors d'une psychose, un individu peut être envahi par des idées délirantes, a expliqué le psychiatre aux 12 jurés. Jean-François Roy affirme que la veille du crime, il s'est mis à penser à tuer un chauffeur de taxi pour se prouver s'il pouvait devenir un grand criminel international.

L'accusé ajoutait que, lors de l'interrogatoire policier où il avoue et démontre son crime, il était toujours dans son délire et sur «un high», selon ses dires.

Le Dr Faucher note que les individus en psychose vont habituellement éprouver un sentiment de soulagement ou de satisfaction d'avoir atteint leur but.

Ce n'est pas le cas de Jean-François Roy, constate le psychiatre; l'accusé commence par nier être l'auteur du crime, puis qualifie ses gestes de «plus que cheap».

Encore plus, dans une lettre trouvée chez lui, l'accusé écrivait qu'il tenterait de se faire tuer par les policiers après son crime. «Selon moi, c'est une façon de critiquer son comportement qu'il perçoit comme inadéquat», signale le psychiatre.

Intoxication peu probable

Le psychiatre doute par ailleurs que Roy ait été fortement intoxiqué par le cannabis au moment du crime; sa mémoire des événements, ses préparatifs et les précautions qu'il prend ne sont pas cohérents avec une intoxication.

De même, il est fort peu probable que Roy ait vécu un épisode de «déconnexion» ou de «dissociation». «Il ne peut pas avoir autant de détails et de souvenirs et s'être dissocié», estime le psychiatre.

Aux yeux du Dr Faucher, Jean-François Roy était, en novembre 2014, un jeune homme tourmenté, en grand questionnement et possiblement aux prises avec une personnalité limite. «Il est fréquent que ces gens aient deux personnes en eux, une bonne et une mauvaise, explique le psychiatre. Ça pourrait expliquer ses tourments durant la nuit précédant le crime.»

Les avocats de la défense et de la Couronne livreront leurs plaidoiries lundi. Le juge Louis Dionne donnera ensuite ses directives au jury.




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