Absolution conditionnelle pour avoir fait avaler du poison à son conjoint

Nadia Gagnon a reçu une absolution conditionnelle au... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Nadia Gagnon a reçu une absolution conditionnelle au palais de justice de Mont-Joli. Elle avait reconnu sa culpabilité d'avoir substitué le contenu de comprimés pharmaceutiques par du poison à rat qui ont ensuite été ingérés par son conjoint de l'époque.

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Johanne Fournier

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Le Soleil

(Mont-Joli) Après avoir reconnu sa culpabilité d'avoir fait avaler du poison à rat à son conjoint de l'époque, Nadia Gagnon a reçu une absolution conditionnelle. C'est le verdict qu'a prononcé la juge Andrée St-Pierre, mercredi, au palais de justice de Mont-Joli.

La magistrate a toutefois ordonné une probation de 24 mois assortie de certaines conditions à la femme de 37 ans de Métis-sur-Mer, en plus de la condamner à 200 heures de travaux communautaires à exécuter dans un délai de 12 mois.

La juge s'est ainsi rangée du côté de la défense. Dans sa plaidoirie, Me Pierre Gagnon a longuement insisté sur les conséquences négatives qu'aurait pu causer un casier judiciaire sur sa cliente formée en chimie analytique et qui occupe un emploi de technicienne en pharmacie depuis quatre ans et demi dans une pharmacie de Mont-Joli. «Ce que je vis, c'est l'enfer, a témoigné l'inculpée en larmes. Je travaille avec le public. J'en entends parler. Pour mes enfants à l'école, c'est terrible.»

Dans son jugement, le tribunal a tenu compte des regrets sincères de l'accusée, du geste isolé, du faible risque de récidive, de l'absence d'antécédents judiciaires et des démarches entreprises pour obtenir de l'aide. Parmi les facteurs aggravants, la juge St-Pierre a soulevé le caractère réfléchi du geste, les séquelles chez la victime et le manque d'empathie de l'inculpée.

«Moment de rage»

Selon le rapport présentenciel commandé par la cour, Nadia Gagnon subissait de la violence psychologique. La dame a admis avoir agi impulsivement parce qu'elle était exaspérée des problèmes de consommation d'alcool de son conjoint. «Je ne voulais pas lui faire du mal, a sangloté Nadia Gagnon. Je me suis toujours excusée. Je m'en suis voulu. C'est sur un moment de rage que j'ai fait ça. Je voulais qu'il arrête de boire.»

De son côté, la Couronne n'a pas cru l'aveu du geste impulsif. «Elle a ouvert les comprimés de la victime pour en enlever son contenu et a introduit du poison à rat dans les dosettes», a rappelé Me Christian Trudel.

Les faits reprochés sont survenus à Métis-sur-Mer le 17 octobre. Après avoir éprouvé des problèmes de santé pendant environ un mois et demi, l'homme de 42 ans a porté plainte contre sa conjointe qui a été arrêtée le 6 décembre.




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