Homme maîtrisé au Taser: la police de Québec défend son intervention

Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montre des policiers de la Ville de Québec donner trois décharges de pistolet Taser à un homme en crise.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La police de Québec assure que son intervention de dimanche soir envers un individu armé et en crise était appropriée alors que circule sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des agents donner trois décharges de pistolet à impulsions électriques Taser à un homme agenouillé.

«Nous sommes intervenus vers 22h15 à l'intersection des rues du Prince-Édouard et Letellier après la plainte d'un citoyen qui avait vu un homme en sous-vêtements circuler dans la rue avec un couteau, deux bâtons et une barre de fer», explique l'agente Cyndi Paré, porte-parole de la police de Québec.

Les policiers ont demandé à l'individu de se rendre, mais celui-ci n'aurait «obtempéré qu'à moitié», pour reprendre les mots de l'agente Paré. L'homme a lâché ses armes et s'est agenouillé, mais, comme on peut le constater en visionnant la vidéo, il a refusé de répondre à l'ordre des policiers qui lui demandaient de se coucher par terre.

«Ses armes étaient toujours à côté de lui, à portée de main», indique l'agente Paré. Un premier policier a alors décidé d'utiliser son pistolet à impulsions, qui n'a toutefois pas eu l'effet escompté. Il a donc envoyé une seconde décharge qui n'a pas fonctionné non plus, les sondes s'étant possiblement décrochées du corps de l'homme qui était connu des services policiers pour avoir déjà posé des actes similaires.

«L'individu s'est alors relevé et il n'était toujours pas possible de le contrôler, alors un deuxième policier a utilisé son Taser. Cette fois, la manoeuvre a fonctionné et on a pu contrôler l'homme. L'utilisation de l'arme à impulsion a permis d'éviter des blessures qui auraient été probables avec l'usage de la force. L'arme à impulsions électriques a été très efficace dans ce cas-là», poursuit Mme Paré. 

Aucune blessure

Cette dernière indique que l'homme dans la quarantaine était désorganisé, intoxiqué et aux prises avec des problèmes de santé mentale qui pouvaient avoir un lien avec sa consommation. Selon la police de Québec, il n'a pas subi de blessure autre que des égratignures lors de l'intervention des policiers. «Il a été transporté à l'hôpital, ce qui était nécessaire en raison de son état, et ne fera l'objet d'aucune accusation», indique Cyndi Paré.

Celle-ci ajoute que la vidéo qui circule actuellement sur Internet avec la mention «brutalité policière» ne montre qu'une partie de l'intervention. «La personne commence à filmer quand l'homme est à genoux. Mais pour nous, c'est une intervention qui s'est très bien déroulée puisqu'il n'y a eu aucun blessé.»

En 2009, la Ville de Québec avait dû dédommager la famille d'un ressortissant italien, Claudio Castagnetta, décédé 48 heures après avoir reçu quatre décharges de Taser alors qu'il était en détresse psychologique après avoir consommé des dizaines d'amphétamines. Depuis, l'utilisation du pistolet à impulsions avait diminué de moitié dans la capitale.




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