Procès de Rolland Lafleur: dure scène pour les premiers intervenants

Les ambulanciers ont tout de suite constaté qu'il... (Le Soleil, Steve Jolicoeur)

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Les ambulanciers ont tout de suite constaté qu'il ne pouvaient pas réanimer Cathy Morin. L'appareil mesurant l'électricité dans le coeur le confirmera quelques minutes plus tard.

Le Soleil, Steve Jolicoeur

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(Québec) Du sang, beaucoup de sang. Une plante renversée. Un couteau à beurre pliée. Une femme en sous-vêtement, immobile et ensanglantée. L'agent Maxime Pelletier avait à peine trois mois de «police» derrière le képi lorsqu'il est devenu gardien de la scène de crime après la mort violente de Cathy Morin.

Le jeune policier aujourd'hui âgé de 25 ans ne regardera presque jamais ses notes dans la salle d'audience. Presque trois ans plus tard, les images du 2950 boulevard Neuvialle sont visiblement bien vives dans sa mémoire. Peut-être un peu trop même.

L'agent Pelletier et son collègue Sébastien Gagné arrivent à 12h38 chez Cathy Morin le 13 août 2014, en même temps que leur sergent et les ambulanciers. Ils ont l'information qu'une femme a été poignardée.

Les policiers ouvrent la porte - déverrouillée - et entrent. Ils voient des traces de sang. Personne ne répond aux cris «Madame! Madame!»

L'agent Pelletier veut se précipiter vers l'étage supérieur. Son collègue Sébastien Gagné l'agrippe par sa veste pare-balle et lui rappelle qu'ils sont maintenant sur une scène de crime, qu'ils doivent à tout prix éviter de contaminer.

Les policiers longent les murs jusqu'à la cuisine où ils trouvent Cathy Morin au sol, inanimée, dans une mare de sang.

Les policiers vont guider les ambulanciers jusqu'à la victime. Claude Monfette, technicien-ambulancier depuis 24 ans, voit tout de suite que toute manoeuvre de réanimation est inutile. L'appareil mesurant l'électricité dans le coeur le confirmera quelques minutes plus tard.

«S'il y avait eu ne serait-ce qu'une petite chance, on serait parti tout de suite avec elle, mais ce n'était pas le cas», raconte l'ambulancier. Moi, j'ai arrêté de compter après 47 plaies...»

Les ambulanciers vont installer doucement Cathy Morin dans un linceul, couchée sur une planche dorsale. Ils la transportent ensuite jusqu'à l'hôpital Saint-François-d'Assise.

L'agent Sébastien Gagné veille la victime pendant qu'une médecin constate le décès. Le policier est encore là quand le technicien en identité judiciaire vient faire des prélèvements. Son quart se poursuivra jusqu'au départ du camion de la morgue.

L'accusé Rolland Lafleur écoute le récit de la terrible journée sans broncher.

Les proches de Cathy Morin suivent stoïquement les témoignages des premiers intervenants. 

À certains moments, lorsque des photos trop difficiles s'annoncent sur les écrans, l'enquêteur Simon Chouinard regarde les proches et, d'un geste, leur conseille de ne pas lever les yeux.

Trous dans le chandail

L'avocat de Rolland Lafleur, Me Hugues Surprenant, a longuement questionné le technicien en identité judiciaire, le policier Nicolas Gagnon. 

Il lui a fait déplier le t-shirt noir porté par Rolland Lafleur, pour montrer aux jurés les perforations dans le tissu.

Rappelons que le midi du 13 août 2014, Rolland Lafleur s'est présenté au CHUL pour y faire soigner des blessures qu'il disait s'être lui-même infligées.




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