Procès de Tobby Carrier: «il voulait mourir», dit un ami

Tobby Carrier lors de son arrestation en avril... (Photothèque Le Soleil)

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Tobby Carrier lors de son arrestation en avril 2009

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<p>Steeve Paradis</p>
Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Le second ami chez qui Toby Carrier s'est arrêté dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2009, après avoir tué son frère et tenté d'assassiner ses parents, a vu lui aussi un homme calme, conscient de ce qu'il venait de faire et qui voulait mourir.

Rémi De Champlain a accueilli Toby Carrier vers 1h30 dans la nuit du 1er avril. L'accusé sortait de chez un autre ami, Mike Pelletier, voisin de De Champlain. Carrier venait de téléphoner au témoin pour lui dire «qu'il avait quelque chose à me conter et que j'allais capoter», a fait valoir ce dernier.

En arrivant, Carrier lui aurait dit qu'il avait tenté d'assassiner sa famille. «Je ne croyais rien de ça, j'étais sûr que c'était un poisson d'avril», a témoigné M. De Champlain, qui s'est toutefois rapidement aperçu que l'accusé était sérieux et qu'il n'y avait «rien de drôle là-dedans».

Toby Carrier est demeuré environ 90 minutes chez le témoin. La majorité du temps, il est demeuré assis «en plein milieu du divan, en regardant par terre, les mains sur les genoux». Il n'avait pas beaucoup de conversation, mais il répondait aux questions, d'ajouter le témoin, qui a soutenu que l'accusé semblait «déçu d'avoir manqué sa shot, il me l'a dit».

L'accusé «avait l'intention de se rendre»

Autour de 3h du matin, Rémi De Champlain a lancé à Toby Carrier, question de faire évoluer les choses : «Je m'en vais chez Mike (Pelletier). Qu'est-ce que tu fais?». L'accusé a suivi, même s'il savait que les policiers se trouvaient chez Pelletier à ce moment. «Je pensais qu'une fois dehors, il allait s'enfuir mais non, il avait vraiment l'intention de se rendre», a-t-il ajouté.

Dans le contre-interrogatoire, un des avocats de Carrier a tenté de mettre le témoin en contradiction avec ses déclarations aux policiers le lendemain du drame. Me Roland Roy a notamment voulu démontrer que Pelletier n'aurait jamais dit aux policiers que Carrier lui aurait mentionné en arrivant chez lui qu'il venait d'assassiner sa famille.

Le témoin a maintenu sa déclaration d'hier en soulignant que c'est pourtant bien ce qu'il a affirmé et que le fait que ce ne soit pas noté n'est pas de son ressort, mais du policier qui a pris sa déclaration.

Me Roy a également mis en lumière que la plupart des paroles prononcées par l'accusé au témoin durant ces 90 minutes tournait principalement autour du suicide. Le témoin en a convenu. «Il voulait mourir, ce sont ses mots», a-t-il précisé.

Le second procès de Toby Carrier se poursuit ce mardi au palais de justice de Baie-Comeau. Le ministère public devrait terminer sa preuve mercredi, laissant ensuite place aux témoins de la défense.




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