Proprio d'aérodrome coupable d'ivresse aux commandes

Le propriétaire de l'aérodrome de Pintendre Jacques Bernier... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le propriétaire de l'aérodrome de Pintendre Jacques Bernier

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(Québec) Le propriétaire de l'aérodrome de Pintendre Jacques Bernier a été déclaré coupable de conduite de son avion en état d'ébriété et d'avoir menacé de s'écraser sur la maison de son voisin.

Le pilote lévisien de 61 ans, sans antécédent judiciaire, devra payer 2000 $ d'amende pour avoir piloté son avion sur la piste avec un taux d'alcoolémie de 0,16, le 17 août 2014.

Il lui sera également interdit de conduire tout véhicule à moteur durant un an. Y compris ses avions. «Ça ne fait pas mon affaire, mais je comprends», a commenté le pilote.

Jacques Bernier avait pris les commandes de son avion ce soir-là et avait réussi à l'amener du hangar jusque sur la piste. «Trop soûl», comme il l'a ensuite déclaré aux policiers, le pilote n'a jamais réussi à décoller et a fini par encastrer son aéronef dans une clôture.

«Les personnes que vous auriez pu survoler auraient été en danger, a insisté la juge Bouillon. Cet événement aurait pu avoir des conséquences tragiques et j'espère que vous avez pris les moyens pour ne pas que ça se reproduise.»

Menace de crash

Lorsque son voisin est venu s'informer de ce qu'il faisait avec son avion, Jacques Bernier lui a lancé : «si je décolle, je vais me crasher chez  vous». Les relations étaient au plus mal dans le voisinage en raison du  bruit lié à l'aérodrome de Pintendre et à l'école de parachutisme, aujourd'hui fermée.

La juge Hélène Bouillon n'a eu aucun mal à déclarer Jacques Bernier coupable de menaces même si, comme le soumettait la défense, l'avion n'était plus en mesure de décoller. «Il importe peu que l'accusé puisse mettre à exécution ses menaces, a tranché la juge Bouillon. Le voisin savait qu'il y avait un autre avion sur place, il dit qu'il a eu peur et j'estime que sa réaction était compréhensible.»

Pour la menace, la juge Bouillon accepte de donner à Jacques Bernier une absolution conditionnelle. Il devra faire un don de 500 $ au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels et il lui sera interdit durant un an de communiquer avec son voisin.




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