Tuerie au Centre islamique: les mandats en révèlent peu

Après une première perquisition effectuée le 30 janvier... (TIRÉE DE FACEBOOK)

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Après une première perquisition effectuée le 30 janvier chez les parents d'Alexandre Bissonnette, à Cap-Rouge, la Sûreté du Québec y est retournée le 7 février.

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(Québec) Le ministère public a rendu accessible aux médias des versions caviardées des mandats de dizaine de perquisitions menées après la tuerie au Centre islamique de Québec.

On savait déjà que les policiers avaient fait une perquisition le 30 janvier chez les parents d'Alexandre Bissonnette, rue du Tracel à Cap-Rouge. On apprend que la Sûreté du Québec y est retournée le 7 février. À part l'ordinateur personnel de l'accusé, tous les items saisis lors de cette perquisition - et de toutes les autres d'ailleurs - sont caviardés.

Il est précisé que certains éléments ont été envoyés pour des expertises au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal.

Les policiers ont aussi obtenu un mandat pour une perquisition sur la scène de crime, soit le Centre culturel islamique sur le chemin Sainte-Foy. Ils ont dû perquisitionner les locaux de la GRC et de la SQ où des pièces à conviction avaient été entreposées.

Deux autres perquisitions ont été faites le 30 janvier, lendemain du drame, et le 7 février, dans deux lieux non identifiés dans la version remise aux médias.

À la demande de l'avocat du consortium des médias, le juge Alain Morand examinera la version caviardée et évaluera si d'autres éléments peuvent être divulgués, tout en protégeant l'enquête, en respectant les droits de l'accusé et le principe de la publicité des débats judiciaires.

Sécurité nationale

Dans sa demande au juge pour placer les mandats de perquisition sous scellé, la Sûreté du Québec insiste sur le caractère exceptionnel de l'enquête. «Les informations contenues dans la dénonciation [...] contiennent des éléments concernant la sécurité nationale et pourraient compromettre des enquêtes en cours en lien avec lesdites informations, écrit le sergent enquêteur Richard Bonsant. Si des suspects, complices ou le public obtiennent les informations à la demande, l'ordonnance ou ses annexes, il pourrait en résulter une menace pour la sécurité du public et un préjudice à l'enquête.»




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