46 mois de prison pour avoir brutalisé deux nourrissons

Deux poupons ont été brutalisés par un homme... (Archives La Presse)

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Deux poupons ont été brutalisés par un homme de 28 ans de Vallée-Jonction, qui devra purger une peine de 46 mois de prison.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Un homme de 28 ans de Vallée-Jonction qui avait brisé deux côtes d'un nourrisson en le serrant trop fort au thorax et tordu volontairement la cheville d'un autre bébé devra purger une peine de 46 mois de prison.

L'homme, qu'on ne peut identifier en raison d'une ordonnance rendue par la juge Réna Émond, a plaidé coupable mardi à des accusations de voies de fait causant des lésions, voies de fait simples et voies de fait avec une arme au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, où il revenait pour orientation.

«Il faut que ça se fasse le plus vite possible», a-t-il déclaré à la juge qui lui demandait s'il souhaitait plaider coupable. L'homme avait un bras cassé, résultat d'une altercation survenue derrière les barreaux alors qu'il était en détention préventive depuis un mois.

Résumant les faits, l'avocat de la Couronne, Me Christian Gauthier, a indiqué que l'homme avait fait certaines déclarations à la police qui expliquaient les blessures subies par les deux bébés. 

Dans un cas, il a raconté avoir serré le bébé très fort au thorax alors qu'il était en colère et avoir même entendu les côtes casser, puis avoir enfoncé profondément dans la gorge de l'enfant une poire qui sert normalement à retirer les sécrétions des bébés. L'enfant aurait eu deux côtes fracturées et des blessures à la gorge à la suite de cet événement.

Dans des accusations qui concernent un autre bébé, l'homme a avoué aux policiers lui avoir tordu la cheville gauche et avoir entendu un «crac». Dans ce cas, aucune fracture n'a toutefois été décelée.

Peine de 48 mois suggérée

Une suggestion commune d'une peine de 48 mois de prison a été présentée à la juge. L'avocate de l'homme, Me Marie-Claude Perron, a rappelé qu'il était sans antécédent judiciaire, qu'il avait pleinement collaboré avec les policiers et qu'il bénéficiait du soutien de sa conjointe. 

«Il a indiqué qu'il chercherait à obtenir de l'aide et je crois en lui [...] Il ne peut pas retourner en arrière, mais s'il le pouvait, il le ferait [...] Il voulait éviter le procès depuis le commencement. C'est une peine sévère, mais quand même convenable dans les circonstances et monsieur l'accepte», a indiqué l'avocate.

La juge Émond a accepté la suggestion, retranchant l'équivalent de deux mois de détention préventive pour en arriver à 46 mois de pénitencier. «Je note que vous acceptez de recevoir de l'aide, elle sera salutaire», a déclaré la juge au Beauceron. «Je veux que le monde ait confiance en moi...», a laissé tomber l'accusé en guise de réponse avant de quitter le tribunal.




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