Délais en cour: un juge semonce un accusé

Le juge René De la Sablonnière en a assez des causes qui s'éternisent devant... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le juge René De la Sablonnière en a assez des causes qui s'éternisent devant les tribunaux et mercredi, il a fait la leçon à un accusé qui devait plaider coupable et a changé d'idée à la dernière minute.

Arrêté en mars 2013 et accusé d'agression sexuelle et de possession de pornographie juvénile, Robert Henry avait signifié qu'il plaiderait coupable mercredi. Mais voilà, son avocat, Me Conrad Légaré, est plutôt venu expliquer au juge que l'homme de 69 ans avait décidé de changer d'avocat pour être représenté par Me Jean Petit. 

Visiblement fâché par ce revirement de situation et citant les enseignements de l'arrêt Jordan de la Cour suprême, le juge a décidé de prendre les choses en main. «Ce dossier-là, je m'en saisis, il va se dérouler devant moi. Nous allons trouver une date pour l'enquête préliminaire», a-t-il indiqué à l'avocate qui représentait Me Petit, absent du tribunal.

Cruel et inhabituel

«Allez vous assurer auprès de Me Petit qu'il puisse représenter Monsieur avec célérité. C'est un dossier de 2013... C'est sur le rôle de la cour depuis 2013 et c'était fixé pour disposer ce matin, mais Monsieur change d'avocat à la dernière minute...», a poursuivi le magistrat avant d'invoquer ses préoccupations pour la jeune femme identifiée comme victime dans la cause d'agression sexuelle.

«C'est de valeur qu'il n'y ait pas, comme en France, un avocat représentant la partie civile. Un avocat qui pourrait dire que c'est un traitement cruel et inhabituel que de faire attendre une victime pendant quatre ans!», a-t-il lancé

Dans le dossier d'agression sexuelle, le juge a fixé le retour de la cause au 15 mars alors que pour le dossier de pornographie juvénile, il s'est buté au fait que Me Petit n'était pas disponible et a dû se résigner à reporter le dossier au 18 juillet.

«Mais je vous demande de noter au procès-verbal que l'on a offert la date du 24 avril à la défense, mais que Me Petit n'était pas disponible», a déclaré sèchement le juge De la Sablonnière avant de mettre fin à l'audience.




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