Alerte au fentanyl en prison

Au pénitencier de Donnacona, les services correctionnels croient... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Au pénitencier de Donnacona, les services correctionnels croient avoir vécu un premier cas possible de surdose de fentanyl. Il faudra attendre d'avoir les résultats d'analyse de Santé Canada, ce qui devrait prendre six mois.

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(Québec) Le fentanyl, cette drogue 40 fois plus puissante que l'héroïne, fait son apparition dans les prisons du Québec. Un premier cas de surdose aurait été rapporté au pénitencier de Donnacona. La présence de l'opioïde inquiète puisqu'il constitue un risque à la santé des agents correctionnels.

Le fentanyl fait la manchette depuis quelques années, particulièrement dans l'ouest du pays, où on dénombre plusieurs vagues de surdoses mortelles. À elle seule, l'Alberta enregistre 343 décès l'an passé. La Colombie-Britannique comptabilise 238 morts pour le premier semestre de 2016 et le Québec en compte des dizaines. Dans la capitale québécoise, il y en a eu au moins sept depuis 2015. Preuve que cette drogue circule abondamment, la police de Québec saisissait, en avril 2016, 76 000 comprimés de fentanyl et un kilo de poudre de cette substance.

Et tout ce qu'on retrouve dans la rue est généralement accessible derrière les barreaux. Le président du Syndicat des agents correctionnels du Canada, région du Québec, Frédérick Lebeau, est bien au fait de la situation. Plusieurs membres de son organisation montrent des signes d'inquiétude. «On est chanceux parce qu'on n'a pas été touchés comme dans l'Ouest. Mais ça peut s'en venir et les agents nous posent de plus en plus de questions», explique-t-il.

Il fait référence à un premier cas possible de surdose de fentanyl qui touche un détenu du pénitencier de Donnacona. «Tout indique que c'est ça. Le problème, c'est qu'il faut attendre six mois pour avoir les résultats d'analyse de Santé Canada.»

L'inquiétude vient du fait que le fentanyl représente un risque à la santé des agents correctionnels. M. Lebeau rapporte des incidents survenus dans les prisons de l'Ouest. Par exemple, des gardiens ont subi des malaises après être entrés en contact avec du fentanyl en poudre lors d'une fouille de routine dans une cellule. Pour d'autres, c'est en manipulant du courrier destiné aux détenus. Le fentanyl est disponible en comprimés, en poudre ou en timbres transdermiques.

Le Service correctionnel du Canada a commencé il y a six mois à mieux protéger les 2000 agents des 11 établissements de la province, en rendant disponible la naloxone, un antidote qui arrête temporairement l'action des drogues opiacées comme la morphine, le dilaudide, l'héroïne et le fentanyl.

Plus de formation pour les agents

M. Lebeau aimerait maintenant passer en vitesse supérieure avec plus de formation sur le sujet. «Le seul fait qu'on déplore, c'est qu'on aimerait avoir un peu plus d'informations. Mieux apprendre comment administrer l'antidote, toute la mécanique autour. Avoir un véritable modèle de prévention et d'intervention qu'on peut appliquer en tout temps; et aussi, comment mieux évaluer les symptômes d'une personne qui est victime d'une surdose de fentanyl», conclut-il.




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