Poursuite de 3 M$ après un grave accident de canot pneumatique

C'est pendant une évaluation de conduite d'un canot... (Photothèque Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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C'est pendant une évaluation de conduite d'un canot pneumatique que Julie Rivard, 17 ans, a été grièvement blessée à la tête.

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(Québec) Une jeune cadette grièvement blessée à la tête lors d'un accident de canot pneumatique sur la rivière Saguenay intente une poursuite de plus de 3 millions $ contre le Procureur général du Canada, la Ligue navale et les parents du cadet qui conduisait l'embarcation

L'été dernier, Julie Rivard, Lévisienne de 17 ans, participait comme cadet-cadre au camp de cadets de la Marine royale canadienne sur la base militaire de Bagotville.

Le 30 juillet, la jeune fille doit faire l'évaluation des cadets qui apprennent à manoeuvrer des embarcations sur la rivière Saguenay.

Elle embarque dans un canot pneumatique avec trois cadets, dont Émile Martel, qui a les commandes.

Selon ce qui est allégué dans la requête, Émile Martel conduit à haute vitesse et frappe une grosse vague de face avec le devant du pneumatique. Julie Rivard et une autre cadette sont éjectées de l'embarcation et tombent à l'eau.

La tête de Julie Rivard percute trois fois l'hélice de l'embarcation.

Elle s'inflige de graves blessures à la tête et au visage et passe une douzaine de jours dans le coma.

La jeune fille a été transférée à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus le 12 août et, deux semaines plus tard, à l'Institut de réadaptation en déficience physique, qu'elle n'a pu quitter que le 22 décembre.

Dommages neurologiques «catastrophiques»

Julie Rivard a subi des dommages neurologiques «catastrophiques qui affectent toutes les sphères de sa vie et son fonctionnement», indique-t-on dans la poursuite.    

Les Forces armées canadiennes et la Ligue navale du Canada ont remboursé certains frais, des paiements «infimes par rapport aux dépenses et aux besoins réels» de la jeune fille, mais qui constituent «des aveux de responsabilité», estiment les demandeurs.

Julie Rivard et ses parents, Lynn Dufour et André Rivard, estiment que le cadet Émile Martel a commis des fautes dans la conduite de l'embarcation par des «manoeuvres imprudentes et dangereuses», allèguent-ils. Ils tiennent les parents du jeune homme responsables en tant que tuteurs.

La jeune fille et ses parents allèguent aussi que le Procureur général et la Ligue navale du Canada ont commis des fautes dans la formation des cadets, des cadets-cadres et des officiers impliqués dans les événements ainsi que des fautes dans l'organisation, le déroulement, la supervision et la sécurité du processus d'évaluation sur l'eau.

La jeune fille réclame au total 3 millions $ tandis que ses parents réclament la somme de 300 000 $.




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