Une autre agression sexuelle aux résidences de l'UL

Le pavillon Alphonse-Marie-Parent, sur le campus de l'Université... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le pavillon Alphonse-Marie-Parent, sur le campus de l'Université Laval.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Une agression sexuelle serait survenue lundi soir dans une résidence de l'Université Laval. Avant même que les services d'urgence n'arrivent sur les lieux, des étudiants agissant comme sentinelles y étaient pour intervenir auprès de la présumée victime. Un réseau d'aide établi depuis maintenant 30 ans à l'Université Laval.

Lundi soir, un appel en provenance du pavillon Alphonse-Marie-Parent aurait d'abord été fait au Service de sécurité et de prévention de l'Université Laval pour une potentielle agression sexuelle. Vers 21h45, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a été appelé à son tour sur les lieux.

Mais avant cela, des membres de l'«équipe de vie des résidences», comme elle se baptise, était déjà sur place pour assister la plaignante, une femme dans la vingtaine. Ils étaient également les premiers répondants en octobre dernier lorsqu'est survenue la série d'entrées par effraction dans des chambres des résidences.

Des étudiants en renfort

Cette équipe est composée de 25 étudiants locataires des résidences, qui sont engagés et formés par le Service des résidences de l'Université Laval pour intervenir auprès des étudiants en cas de besoin. Malaise, pensées suicidaires, urgence de nature criminelle - comme dans le cas présent -, les besoins auxquels ils sont appelés à répondre sont vastes.

«Dans le cas de l'agression d'hier [lundi], c'est la victime qui a appelé un intervenant de première ligne de cette équipe-là», mentionne Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'Université Laval. Sur les 25 étudiants employés, au moins un par pavillon de résidences est de garde en tout temps.

«Cette équipe-là est connue dans les résidences. [...] Les résidents deviennent rapidement familiers et peuvent rapidement créer des liens de confiance», fait valoir Andrée-Anne Stewart.

Ce lien de confiance était d'ailleurs la raison première pour créer un tel réseau d'aide. «On juge qu'un étudiant qui est dans le besoin va plus facilement accepter l'aide d'une personne qui est son égal», ajoute-t-elle. 

Pas d'entrée par effraction

Mardi, la présumée victime d'agression sexuelle a rencontré les policiers. «Le suspect et la présumée victime se connaissaient», a indiqué le porte-parole du SPVQ, Étienne Doyon.

«Selon les informations préliminaires, il n'y a aucun lien avec les évènements survenus cet automne. On ne parle pas d'un évènement où le suspect rentre de force dans une chambre», a précisé M. Doyon, en référence à la présumée vague d'agressions sexuelles, qui serait survenue récemment au pavillon Alphonse-Marie-Parent. Thierno Oury-Barry a depuis été accusé d'avoir commis une série d'introductions par effraction et quatre agressions sexuelles. Il a été remis en liberté en novembre et assigné à résidence. Son dossier reviendra devant le tribunal le 5 avril. 

Aucune arrestation n'a été faite pour le moment concernant la possible agression sexuelle de lundi soir.

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