Un homme de Québec accusé d'incitation à la haine

Samuel Huot... (Tirée de Facebook)

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Samuel Huot

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Dans la foulée des attentats de la Grande Mosquée, les citoyens de Québec sont plus nombreux à dénoncer l'incitation à la haine sur Internet. Samuel Huot, un homme de 20 ans de Québec, a ainsi comparu vendredi pour des commentaires haineux faits sur Facebook envers les musulmans.

Huot avait été arrêté jeudi soir par la police de Québec au terme d'une semaine où il avait fait de nombreux commentaires sur le réseau social concernant, entre autres, la tuerie de la Grande Mosquée de Québec.

Pierre Poirier, agent aux communications de la police de Québec, a expliqué qu'une dénonciation du public à la ligne 418 641-AGIR était à l'origine de l'arrestation, réalisée après une enquête du module des crimes majeurs.

Menotté et l'air pensif, Huot s'est présenté devant le juge Sébastien Proulx en compagnie de son avocat, Me Jean-Roch Parent, alors que la Couronne, représentée par Me Jean-Simon Larouche, s'est objectée à sa remise en liberté.

Indiquant que son client était suivi par l'organisme Programme d'encadrement clinique et d'hébergement (PECH) et qu'il avait tenu des propos suicidaires, Me Parent a demandé et obtenu qu'il soit détenu à l'infirmerie du centre de détention et qu'il subisse des examens psychiatriques afin de déterminer son aptitude à comparaître d'ici son retour devant le tribunal mardi.

«Mon client est sous le choc d'avoir été arrêté et d'être détenu. Il ne s'attendait certainement pas à ce que l'ampleur que ça a eu soit aussi importante», a affirmé M. Parent après l'audience.

Me Larouche a pour sa part expliqué ce que signifiait l'accusation rare d'avoir fomenté la haine envers un groupe d'individus identifiable. «Ce sont des propos qui sont à la fois intenses et extrêmes et qui tendent à exprimer la détestation et la calomnie.»

Suspendu la semaine dernière

Huot avait été suspendu durant une période de 24 heures par le réseau social Facebook durant la dernière semaine et avait vu certains de ses commentaires effacés. Parmi ses déclarations aujourd'hui disparues de sa page Facebook, on en retrouve plusieurs très violentes, notamment «Si y resterais dans leur criss de pays on aurais pas besoin de les tirer pour leur montrer qui sont mieux de décaliss pis qui sont pas bienvenue icitte paske y serais déjà pas icitte» (sic). Ailleurs, il ajoutait que «rien ne le dérange moins que la mort de quelques tamouls» (sic).

Plus tard, Huot tentait de tempérer ses propos en prétendant faire du «trolling» ou de l'humour noir, mais en prenant soin de préciser qu'il est bel et bien contre l'immigration, qu'il déteste tout ce qui est «arabe-tamoul-musulman» et qu'il adore l'humour noir et la vulgarité.

À la police de Québec, Pierre Poirier a affirmé que tout signalement de propos incitant à la violence et à la haine serait pris au sérieux. «Nos spécialistes en cybercriminalité effectuent une surveillance constante des médias sociaux pour détecter ce type de propos et mettre fin à la commission d'actes criminels.»

«Normalement, nous ne recevons pas beaucoup de ces plaintes, mais avec ce qui s'est passé [à la Grande Mosquée], les gens sont plus sensibilisés et il y a plus de signalements qui nous sont donnés. Tout cela amène aussi plus de vérifications de notre côté», poursuit M. Poirier, affirmant toutefois qu'il ne dispose pas pour l'instant de statistiques concernant le nombre de dénonciations de ce type depuis la tuerie du 29 janvier.

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