Bissonnette n'avait pas attiré l'attention au club de tir

Alexandre Bissonnette était membre du Club de tir Les... (Photothèque Le Soleil)

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Alexandre Bissonnette était membre du Club de tir Les Castors de Charlesbourg, qui collabore maintenant avec la GRC.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Alexandre Bissonnette, accusé d'être l'auteur de la tuerie de la Grande Mosquée de Québec, n'avait pas attiré l'attention au Club de tir Les Castors de Charlesbourg, dont il était membre.

C'est du moins ce que déclarent le président du club, le gérant du tir commercial et plusieurs membres de longue date rencontrés mardi soir lors de l'assemblée générale annuelle qui avait lieu aux Loisirs Saint-Rodrigue.

«Je ne me souviens pas de lui. Il passait incognito parmi nos 960 membres. J'ai demandé à plusieurs membres et ils ne le connaissaient pas non plus. On connaît ceux qui font des manipulations bizarres, qui se déguisent ou qui ont des attitudes, mais ce n'était pas son cas», a déclaré Ronald Houde, gérant du tir commercial.

Eric Smith, président sortant du club, a de son côté affirmé qu'il ne connaissait pas personnellement Alexandre Bissonnette, mais que le club collaborait avec la GRC. «Ils sont débarqués chez nous et ont demandé à vérifier certaines choses», a affirmé M. Smith au Soleil sans en dire davantage.

Questionné à savoir si Bissonnette allait être expulsé du club, Eric Smith a indiqué qu'il n'aurait vraisemblablement plus le droit de posséder des armes pour le reste de sa vie. «La question ne se pose donc pas vraiment», ajoute-t-il.

Il a également indiqué que le club n'avait pas de mécanisme pour tenter de détecter les membres qui pourraient avoir de mauvaises intentions. «La loi nous oblige à bien des choses, mais pas à cela. Cependant, elle nous oblige à informer concernant les gens qui ont des comportements bizarres et dans le cas d'Alexandre Bissonnette, il semble que ce n'était pas le cas. Il passait plutôt inaperçu», précise Eric Smith.

Les membres du club affirmaient eux aussi ne pas connaître le présumé tireur de la Grande Mosquée, mais ont tout de même affirmé avoir eu un choc quand ils ont appris qu'il était membre de leur club. «Ce gars-là a pété sa bulle... Ça m'a jeté à terre, c'est inconcevable! Moi et la plupart des membres ici, ce qu'on aime, c'est faire des trous dans une feuille de papier, c'est tout!» a lancé Bernard Brière.

Gilles Saint-Amour a insisté pour sa part sur les nombreux règlements à respecter au club de tir. «Ce n'est pas compliqué, si tu manques aux règlements, tu ne peux plus être membre», souligne-t-il.

Richard Masse, un vétéran du club, explique cependant que certaines personnes, qui doivent tirer au club au moins une fois par année pour conserver leur permis d'arme à feu, cessent de le fréquenter une fois qu'ils ont eu leurs armes.

«Il y en a, comme ça, qu'on ne revoit plus. On leur écrit pour leur dire qu'ils doivent venir tirer au moins une fois par an mais, par la suite, le dossier de leur permis est entre les mains du gouvernement canadien qui délivre les permis», conclut M. Masse, qui a déjà présidé le Club Les Castors.




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