Procès de Xavier Roy: la mère de l'accusé en veut à l'employeur

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L'interrogatoire policier de Xavier Roy

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(Québec) La mère de Xavier Roy n'approuve en rien les gestes posés par son garçon. Mais elle dénonce son employeur, le IGA de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, qui, selon elle, n'a rien fait pour arrêter les gestes d'intimidation.

Dernier témoin de la défense, Line Simard a témoigné douloureusement du parcours de son fils unique, victime ponctuelle d'intimidation au cours de sa scolarité.

À son entrée à la maternelle, Xavier se faisait voler son sac à lunch par des grands de troisième année. Ses parents ont choisi de l'envoyer à l'école privée, espérant un meilleur encadrement.

La mère a ensuite décrit tous les efforts faits par son fils pour surmonter ses troubles d'apprentissage. Elle assure que la famille a pris les moyens qui s'imposaient lorsque le diagnostic de trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH) est tombé. Line Simard s'assurait tous les matins que son garçon prenne sa médication et elle l'encourageait à faire du sport.

Lorsque Xavier a cessé de prendre ses médicaments à l'automne 2014, il a beaucoup changé, raconte sa mère. Il s'est mis à s'isoler au sous-sol pour jouer aux jeux vidéos. Il a pris du poids rapidement, ce qui a affaibli son estime déjà fragilisée, selon la mère. 

Le jeune homme a commencé à consommer de la marijuana. Ses parents ont accepté qu'il poursuive ses études secondaires à l'école aux adultes.

La mère n'était pas au courant que son fils se faisait harceler par des collègues du IGA de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. Même qu'au moment de la démission de Xavier, le 11 juin 2015, elle était catastrophée que son fils quitte aussi promptement.

Elle n'en revient pas aujourd'hui que des employés adultes aient posé de tels gestes d'intimidation et que les patrons aient laissé la situation s'envenimer. «Je ne suis pas d'accord avec ce que Xavier a fait, mais je ne suis pas d'accord avec ce que Xavier a vécu», témoigne la mère, au bord des larmes, pendant que son mari quitte la salle d'audience en étouffant des sanglots.

Contre-preuve

Le psychiatre Sylvain Faucher, qui avait fait la première expertise établissant la responsabilité criminelle de Xavier Roy, a témoigné pour la poursuite afin de réfuter certains propos de l'expert de la défense.

Pour le psychiatre Faucher, les gestes posés par Xavier Roy n'ont rien à voir avec une difficulté à contenir ses impulsions, par exemple en raison de son TDAH. Le jeune homme était loin d'être impulsif puisqu'il a ruminé pendant une journée avant de passer à l'action.

Les parties feront leurs plaidoiries jeudi. Le juge Serge Francoeur livrera par la suite ses directives au jury, qui aura à décider si Xavier Roy est coupable ou non de tentative de meurtre, séquestration et port de déguisement. 

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