35 policiers de Lévis formés pour utiliser le Taser

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(Québec) Emboîtant le pas de plusieurs grands services de police, Lévis a adopté le pistolet à impulsion électrique Taser. En tout, 35 policiers et policières ont été formés pour utiliser l'arme intermédiaire.

Le Service de police de la Ville de Lévis (SPVL) a acheté trois pistolets Taser à 1500 $ chacun ces derniers mois et a commencé à les mettre à la disposition de ses policiers le 22 décembre. Même si ces trois armes seront en tout temps disponibles pour les policiers en devoir, elles seront utilisées seulement lorsque la vie ou la sécurité des policiers ou des citoyens pourrait être mise en danger, soutient la direction du SPVL.

«C'est dans le coffre à outils des policiers. Ce qui est important, c'est que le policier soit capable d'utiliser le bon outil pour faire le bon travail au bon moment», explique François Dubé, directeur adjoint du SPVL. 

Le programme de formation, accrédité par l'École nationale de police du Québec, a été donné en décembre et en janvier dans l'ancien aréna de Saint-Romuald, où la police de Lévis avait organisé une démonstration pour les médias mardi. Le SPVL a choisi d'acheter des Taser X2, à doubles cartouches, qui sont munis d'une fonction «démo», c'est-à-dire qu'ils permettent de montrer visuellement à l'individu non collaboratif que les sondes électriques pourraient se déployer. «Ça a un effet très dissuasif», explique Marc Juneau, policier et moniteur.

Le policier et moniteur Marc Juneau a expliqué l'«effet... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 2.0

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Le policier et moniteur Marc Juneau a expliqué l'«effet  très dissuasif» du Taser X2 à double cartouches.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Utilisé à deux reprises

D'ailleurs, les policiers de Lévis ont jusqu'à maintenant utilisé deux fois l'arme dans son mode «démo», mais pas encore en déployant véritablement les sondes électriques. Dans le cas d'un déploiement, les policiers ont cinq secondes pour contrôler l'individu et le menotter. 

L'utilisation du Taser était réclamée par la Fraternité des policiers de Lévis depuis un an, après une intervention auprès d'un patient agressif de l'aile psychiatrique de l'Hôtel-Dieu de Lévis. 

M. Dubé soutient que cet événement explique en partie la décision de se munir de ce type d'arme. «On voyait aussi les pratiques policières évoluer vers ça», indique-t-il. Les services de police de Montréal, de Québec, de Longueuil, de Laval, de Gatineau et de Sherbrooke, entre autres, possèdent des pistolets Taser. La Sûreté du Québec prévoit également le déploiement de ce type d'arme très bientôt. 

M. Dubé admet que l'arme pourrait être utilisée pour maîtriser des personnes qui ont des problèmes de santé mentale et qui se désorganisent. «Ça serait faux de dire que ce ne serait pas un bon moyen pour agir auprès des personnes qui ont des problèmes en santé mentale, qui sont en psychose ou en délire agité, qui sont rendues avec une force herculéenne, qui ne sentent plus certains autres outils qu'on peut utiliser. Ça prévient dans ces cas-là des confrontations physiques et des blessures pour la personne, et pour les policiers en même temps.» Même si le suspect reçoit une charge électrique de 12 milliampères, «il n'y a pas de séquelles pour l'individu», assure M. Juneau.

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