Des parents endeuillés doivent verser 68,10 $ à l'Agence du revenu

Après avoir perdu Jules, décédé d'un cancer du... (Tirée de Facebook)

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Après avoir perdu Jules, décédé d'un cancer du cerveau en novembre, sa mère a reçu en début d'année une lettre de l'Agence du revenu du Canada lui réclamant le remboursement d'un montant versé en trop.

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(Québec) La colère s'ajoute à l'immense douleur qui afflige une famille de Longueuil après avoir perdu son fils cadet en novembre. Pour la mère, l'Agence du revenu manque cruellement d'empathie pour lui réclamer 68,10 $ au moment où elle tente désespérément de faire son deuil.

Carine Perras est maman de trois garçons. Thomas, 9 ans, Émile, 5 ans, et Jules, 2 ans et 9 mois. L'été dernier, on diagnostiquait à Jules un cancer du cerveau. Il est décédé le 5 novembre. Dès lors, Mme Perras a constaté que l'empathie ne compte pas parmi les qualités de l'administration gouvernementale.

Sa première surprise a été d'apprendre qu'elle n'aurait pas droit à la prestation de décès de 2500 $ du Régime de rentes du Québec parce que Jules n'avait pas suffisamment cotisé. «Pourquoi tous les enfants n'auraient-ils pas droit au montant de 2500 $ lors de leur départ? Nous, les parents, payons notre lot de taxes et d'impôts, n'est-ce pas», questionne-t-elle dans un message diffusé sur Facebook.

Simultanément à la préparation des obsèques, les parents devaient aviser les gouvernements provincial et fédéral du décès de Jules, notamment pour que cessent les allocations auxquelles ils avaient droit. Chose qui a été faite. En ce début d'année, la mère éplorée pensait bien pouvoir laisser derrière elle tous ces tracas administratifs. 

«Quand on croit que toute la paperasse entourant le décès de notre enfant est finie et qu'enfin on peut se «poser», qu'on fait face à notre deuil et qu'on commence à apprivoiser le vide, on reçoit une lettre de l'Agence du revenu [du Canada] qui vient tourner le fer dans la plaie en nous rappelant que pour eux, notre enfant n'est qu'un numéro», dénonce-t-elle. 

«Nous venons d'apprendre le décès de votre enfant. Nous comprenons que vous traversez des moments difficiles, débute l'avis du crédit pour la taxe sur les produits et services/taxe de vente harmonisée. Avant de poursuivre : «Notez que, selon la Loi de l'impôt sur le revenu, l'admissibilité prend fin à la fin du mois au cours duquel un enfant décède. Nous ne tiendrons plus compte des enfants suivants dans nos calculs : JULES. Nous avons déterminé que vous n'avez plus droit aux versements du CTPS/THV. MONTANT DÛ : 68,10 $», écrit la maman en résumé.

Absence d'empathie

«Cette lettre m'a donné le haut-le-coeur et a fait monter en moi une grande colère. Nous sommes peu de familles au Québec à vivre le deuil d'un enfant. Je crois fermement que le gouvernement devrait avoir davantage d'empathie envers nous, familles endeuillées», soutient-elle.

«Ne calculez-vous pas les prestations auxquelles nous avons droit à partir du salaire reçu l'année précédente? Avec les enfants à charge de l'année précédente? ajoute-t-elle. Le cas échéant, mais vous traitez les prestations comme si elles étaient données d'avance. Je trouve ça injustifiable, en plus d'être inhumain.»

Mme Perras compte bien payer les 68,10 $ que lui réclame le gouvernement. Elle tenait quand même à raconter son histoire vécue par plusieurs autres parents endeuillés à la vue des commentaires d'appui laissés sur sa page.

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