Simon Pérusse peut garder sa corneille apprivoisée

Le métis Simon Pérusse et sa corneille Moko... (Photo Annick Langelier)

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Le métis Simon Pérusse et sa corneille Moko

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La juge Nicole Martin de la Cour du Québec, chambre pénale, a donné raison jeudi au métis Simon Pérusse, guide au Site traditionnel huron de Wendake, et annulé la contravention 654 $ qui lui avait été imposée pour avoir gardé en captivité Moko, une corneille blessée qu'il a recueillie et domestiquée alors qu'elle n'avait que deux semaines.

Le constat d'infraction lui avait été imposé à l'été 2015 par un agent du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs parce qu'il amenait Moko avec lui à son travail. En attendant la décision de la cour, il s'était vu permettre temporairement de garder sa corneille, mais il lui était dorénavant interdit de l'amener au Site traditionnel huron et de la tenir sur son épaule ou son bras comme par le passé.

Jeudi, M. Pérusse était ravi de la tournure des événements. «La juge a évalué que Moko n'était pas en captivité, car elle n'était gardée en cage que le soir. Elle a aussi rejeté les accusations d'avoir gardé une corneille sans permis puisqu'il n'existe pas de permis pour garder une corneille», a déclaré M. Pérusse au Soleil, satisfait de voir enfin la conclusion de cette saga judiciaire. «Je me défendais seul, donc je n'ai pas eu à payer d'avocat. Cependant, ce dossier m'a pris beaucoup d'énergie.»

Euthanasie évitée

S'il avait été déclaré coupable, Simon Pérusse aurait non seulement dû payer l'amende, mais Moko aurait été saisie et euthanasiée, car il n'existe pas de refuge pour les corneilles blessées. «C'est l'ironie de tout ça : j'avais recueilli Moko quand elle avait deux semaines et j'avais essayé de soigner son aile, mais ça n'a pas été possible. Il s'agit d'un animal handicapé incapable de voler et on voulait m'empêcher d'en prendre soin!»

Maintenant, Simon Pérusse n'aura non seulement plus à s'inquiéter de se faire retirer la «garde» de Moko, mais celle-ci pourra recommencer à l'accompagner pour son travail à Wendake. «Les gens l'appréciaient beaucoup sur le site et je recommencerai à m'en servir pour faire de l'enseignement et de l'éducation.»

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