30 mois de détention pour un entraîneur agresseur

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(Québec) Un entraîneur dans un centre d'entraînement, Carl Larochelle, de Sainte-Brigitte-de-Laval, écope d'une peine de 30 mois de pénitencier pour avoir fait des attouchements à une cliente adolescente et pour des gestes de violence conjugale.

L'individu de 36 ans, qui a de nombreux antécédents judiciaires, a été déclaré coupable au terme d'un procès d'une accusation d'exploitation sexuelle d'une adolescente de 16 ans.

Celle-ci avait rencontré Larochelle en 2012 pour faire réviser son programme d'entraînement. Timide et mal dans sa peau, la jeune cliente voulait obtenir des résultats plus rapidement.

Selon la version acceptée par la juge Hélène Bouillon, l'entraîneur a fait des commentaires déplacés à la jeune cliente, puis l'a incitée à se dévêtir le haut du corps pour mesurer les tissus adipeux. Il a touché les seins et le ventre de la jeune fille avec ses mains et sa bouche.

Larochelle lui a demandé de taire l'événement et l'a rappelée le soir même.

Carl Larochelle a aussi plaidé coupable à l'accusation d'avoir lancé une cigarette électronique au visage de sa conjointe en novembre 2015. La femme a eu deux dents cassées. Un an plus tard, alors que le couple est séparé, Larochelle, armé d'un couteau, fera des menaces de mort à son ex-conjointe.

Pour l'ensemble des crimes, la défense proposait d'imposer une peine de 15 mois. La juge Hélène Bouillon a jugé cette proposition inadéquate et a plutôt imposé la peine globale de 30 mois suggérée par la Couronne.

Les agressions subies par les deux victimes sont graves, souligne la juge, en raison du contexte et des conséquences. «Est-il nécessaire de rappeler que toute personne doit pouvoir mettre fin à une relation de couple sans chantage affectif, sans subir de la violence verbale ou physique et sans crainte de représailles? demande la juge Bouillon. Et que toute adolescente s'inscrivant dans un club d'entraînement sportif devrait pouvoir s'y sentir en sécurité, particulièrement auprès des membres du personnel, et avant tout sans subir d'abus sexuel de la part de l'un d'entre eux?»

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