Pornographie juvénile: son «complice» était plutôt... un policier

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Richard Riel, 46 ans, croyait avoir trouvé le parfait complice, sur Internet, pour réaliser ses fantasmes sexuels sur des enfants. Le problème pour lui, c'est que son correspondant était un policier de la Sûreté du Québec.

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Richard Riel, 46 ans

Service de police de la Ville de Québec

Riel, qui vit dans la Haute-Ville de Québec, a comparu au palais de justice de Québec jeudi matin pour faire face à deux accusations rarement autorisées par les procureurs de la Couronne: entente ou arrangement dans le but de perpétrer une infraction d'ordre sexuel sur des personnes âgées de moins de 16 ans (article 172.2 [1] b) [2] a) du Code criminel) et avoir conseillé à quelqu'un de commettre un acte criminel, laquelle infraction n'a pas été commise (article 464 a) du Code criminel).

Selon la preuve recueillie par les policiers, les infractions discutées par Riel et son faux complice vont du contact sexuel à l'incitation aux contacts sexuels en passant par l'agression sexuelle.

Les conversations entre les deux hommes se seraient tenues entre le 25 novembre et le 20 décembre.

L'Équipe d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet de la Sûreté du Québec, assistée du Service de police de la Ville de Québec, a effectué une perquisition au domicile du suspect, avenue Bourlamaque, dans le quartier Montcalm, où du matériel informatique a été saisi pour analyse.

Le procureur de la Couronne Me François Godin s'est opposé à la remise en liberté de l'individu. L'enquête sous cautionnement a été fixée au 10 janvier.

Deux antécédents d'agression

Richard Riel a déjà été condamné à deux reprises dans le passé pour des agressions sexuelles sur des victimes majeures.

En 2009, il a écopé d'une peine d'un an pour une agression sexuelle commise trois ans plus tôt. Riel avait proposé à une jeune femme, croisée rue Saint-Jean, aux petites heures du matin, de la raccompagner chez elle. Il l'a plutôt amenée dans un parc où il l'a poussée à terre et lui a touché les seins avant de se masturber. Riel s'est ensuite sauvé en emportant la sacoche de la jeune femme.

Et en 2013, il a de nouveau été condamné à une peine d'un an de prison, avec une probation de trois ans, pour une agression sexuelle commise en 2002 à Montréal.

On peut lire dans les dossiers de cour que Richard Riel a déjà suivi une thérapie à la clinique de traitement des troubles du comportement sexuel.

Toute information sur cet homme, qui utilisait aussi le nom de Richard Côté Riel, et ses agissements peut être communiquée à la Centrale de l'information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

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