L'entraîneuse de patinage artistique nie toute agression

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L'atrium du palais de justice de Québec

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(Québec) L'entraîneure de patinage artistique Lucie Verret nie avec véhémence avoir agressé sexuellement un élève de 14 ans.

«Je suis une bonne personne et j'ai toujours fait de mon mieux pour mes élèves et je n'ai jamais agressé Sylvain [prénom fictif].»

Alternant entre les larmes et la sobriété, Lucie Verret, 53 ans, a démenti les allégations de son ancien élève et l'a contredit sur certains points.

L'ancien patineur artistique, que nous appelons Sylvain, aujourd'hui âgé de 46 ans, a affirmé lundi, au début du procès, que Lucie Verret l'avait embrassé sur la bouche puis, à une autre occasion, avait eu deux relations sexuelles avec lui. L'adolescent était alors âgé de 14 ans.

L'accusée affirme que, contrairement à ce que raconte le plaignant, elle n'embrassait pas sur les joues, en guise d'au revoir, les élèves qu'elle reconduisait. Et encore moins sur les lèvres.

Lucie Verret nie aussi que Sylvain soit venu à son logement de Charlesbourg, un soir d'hiver 1985, pour écouter de nouvelles bandes sonores et pratiquer une chorégraphie. C'est au cours de cette soirée que l'entraîneure aurait amené son élève dans sa chambre, allègue Sylvain.

«Il n'est jamais venu chez moi pour travailler la musique et la chorégraphie et je ne vois pas où on aurait eu de la place dans mon petit logement», a témoigné Lucie Verret. 

En interrogatoire avec les policiers en 2012, Lucie Verret a toutefois dit qu'il arrivait que Sylvain, comme les autres élèves, passe chez elle pour préparer des routines.

Le travail sur la musique se passait chez sa mère, dit Mme Verret, car l'entraîneure y avait un studio de mixage et une multitude de disques à sa disposition, ou encore à l'aréna. «Cet événement-là n'est jamais arrivé», réitère l'accusée, en parlant de la relation sexuelle.

Sylvain a visité l'appartement où elle vivait avec son mari et ses enfants, convient l'entraîneure de patinage. Il a participé notamment à des fêtes de Noël et est déjà venu lui offrir un cadeau pour la naissance de son troisième enfant.

Lucie Verret affirme avoir été l'entraîneure privée de Sylvain alors qu'il avait entre 9 et 18 ans. Le plaignant, lui, prétend qu'à 16 ans, il a changé d'entraîneur. Même s'il avait «son petit caractère» et qu'il n'aimait pas les règlements, l'entraîneure appréciait les qualités de patineur de son élève.

En 2011, elle a reçu un message privé sur Facebook de son ancien élève qui demandait à la rencontrer dans un restaurant.

Lucie Verret... (tirée de Facebook) - image 2.0

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Lucie Verret

tirée de Facebook

À son arrivée, Sylvain lui annonce qu'il «a fait une gaffe» et déposé une plainte d'agression sexuelle contre elle, dit l'accusée.

Sylvain lui détaille ensuite ce qui serait arrivé dans le logement en 1985.

«J'étais estomaquée, témoigne Lucie Verret. Il était très agité, parlait vite et me demandait pourquoi je l'avais abandonné.»

«Comme dans un cauchemar»

L'entraîneure affirme qu'elle avait le goût de se sauver, mais qu'elle est restée pour répondre à l'appel à l'aide de Sylvain. «Je me sentais comme dans un cauchemar, témoigne-t-elle. Je lui ai dit : "Je ne t'ai jamais agressé."»

Lucie Verret a ensuite accompagné son ancien élève chez lui pour voir ses travaux de rénovation. «J'avais peur que si je ne lui donnais pas d'attention, il s'enlève la vie.»

Sur le moment, même confrontée à un document légal, l'entraîneure dit ne pas avoir cru à une vraie plainte policière. «Il était tellement entre la réalité et l'imaginaire que je pensais que c'était du chantage», dit-elle.

Contre-interrogée par la procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie, l'accusée a nié que son couple battait de l'aile à l'époque de l'agression alléguée. L'ancienne entraîneure qui s'est recyclée en infirmière a affirmé qu'elle avait des conflits avec son mari lorsqu'il buvait. «Mais la relation était correcte.»




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