La mémoire d'éléphant d'un accusé devient mémoire de poisson rouge

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La preuve de la Couronne et de la défense étant close, les avocats livreront leurs plaidoiries vendredi.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La mémoire d'éléphant qu'avait l'homme de 56 ans accusé d'avoir agressé sexuellement sa soeur, sa fille et ses deux nièces s'est vite transformée en mémoire de poisson rouge lorsqu'il a été contre-interrogé jeudi.

Appelé à la barre pour témoigner en défense mercredi, le quinquagénaire n'avait eu aucune peine à se souvenir, en donnant des détails, des endroits précis où il habitait à des périodes remontant parfois jusqu'à 40 ans en arrière et de détails concernant ses multiples déménagements. 

Il affirme d'ailleurs, pour la plupart des crimes qui lui sont reprochés, «qu'il ne peut les avoir commis parce qu'il était ailleurs à ce moment-là». 

Dans son contre-interrogatoire, l'avocate de la Couronne, Me Valérie Lahaie, a toutefois semblé faire perdre la mémoire à l'accusé. 

L'homme ne se souvenait plus du mariage de sa mère en 1968, il n'a pas été capable de dire quand son fils est né, de donner correctement la date de naissance d'aucun de ses quatre enfants ou de dire quand sa soeur et son ex-conjointe étaient décédées. 

Il ne se souvenait pas non plus de l'emploi qu'il avait occupé afin de subvenir aux besoins de ses deux filles, de sa conjointe et du frère et de la soeur de celle-ci, hormis que «c'était un emploi de jour». L'homme avait aussi oublié pourquoi il avait décidé soudainement de quitter Québec pour aller vivre à Montréal.

Ces pertes de mémoire ont clairement soulevé des questions pour le juge Hubert Couture, qui a à son tour interrogé l'accusé après le contre-interrogatoire de Me Lahaie.

L'homme a d'abord nié avoir déjà habité près d'une école, pour ensuite se raviser en disant que si c'était le cas, il ne s'en souvenait pas. Concernant le mariage de sa mère, il a finalement dit qu'il ne se souvenait pas d'y avoir assisté, mais qu'il y avait peut-être assisté finalement.

«On est dans le même ordre de mémoire défaillante...» a finalement laissé tomber le juge après avoir obtenu réponse à sa question. 

À une autre question du magistrat, l'accusé a déclaré qu'il n'avait jamais été avisé du décès de l'une de ses soeurs, de qui il disait cependant être proche, et qu'il n'était donc pas capable de situer cet événement dans le temps.

L'avocat de l'accusé, Me Eliot Girard-Tremblay, avait au départ prévu faire entendre quatre témoins en défense, mais s'est ravisé et a finalement annoncé jeudi qu'il se limiterait au témoignage de son client. La preuve de la Couronne et de la défense étant close, les avocats livreront leurs plaidoiries vendredi.

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