Crimes sexuels contre les membres de la famille: l'accusé jure n'avoir rien fait

Le palais de justice de Québec... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Le palais de justice de Québec

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) L'homme de 56 ans accusé d'avoir abusé sexuellement de sa fille, de sa soeur et de ses deux nièces a nié mercredi tous les gestes qui lui sont reprochés. 

Témoignant à son procès, le quinquagénaire de Québec a réfuté en bloc toutes les accusations portées contre lui. «Je ne peux pas avoir commis ça, j'étais au Mont d'Youville de l'âge de 6 à 17 ans et je n'avais même pas pu sortir pour le mariage de mon frère», a d'abord déclaré l'homme concernant les accusations portées par sa soeur, qui l'accuse de l'avoir violée la journée de ce mariage.

Même argument concernant une nièce, qui a témoigné mercredi matin. «Je n'ai rien fait de ce qu'on m'accuse, car je n'étais pas là», a-t-il déclaré, affirmant qu'il n'avait jamais habité dans la rue de Monaco et qu'il ignorait que sa soeur et sa nièce y avaient habité.

Quant aux accusations concernant des gestes posés sur sa fille et une autre nièce alors qu'il habitait Montréal, l'accusé a avoué qu'une enquête avait été ouverte par la direction de la protection de la jeunesse, mais a nié les faits. 

«Je ne peux pas avoir fait ce qu'on me reproche. C'est la dernière chose que je ferais à ma fille et il y avait tout le temps quelqu'un avec nous chez moi. De plus, ma nièce disait que j'habitais une maison à Montréal alors que c'était plutôt un quatre et demi dans une coopérative d'habitations. Je n'ai jamais eu de salle de jeu et je ne me rappelle pas que ma nièce soit venue garder mes filles à Montréal», s'est-il défendu. 

Plus tôt dans la journée, la Couronne avait bouclé sa preuve en faisant témoigner la nièce de 46 ans de l'accusé qui disait se faire garder par son oncle rue de Monaco pendant que sa mère travaillait comme serveuse.

À une occasion, il l'aurait forcée à le masturber. En plus de lui dire qu'il lui donnerait des bonbons, il l'avait mise en garde de ne rien dire à sa mère, «sinon elle allait le mettre dehors». Quelques jours plus tard, le triste sire aurait récidivé, forçant cette fois sa nièce à lui faire une fellation et menaçant de la battre si elle parlait.

L'oncle serait ensuite allé encore plus loin quand il aurait forcé sa nièce à avoir une relation complète avec lui. La femme pleurait lorsqu'elle racontait ce segment particulièrement scabreux de sa vie avec son oncle. «Il m'a dit de ne pas le dire à ma mère, sinon il allait me tuer», a-t-elle poursuivi.

Elle a malgré tout parlé à sa mère, qui n'a pas cru son histoire et a refusé d'appeler la police, mais a tout de même mis l'oncle à la porte de la résidence familiale. Ce n'est qu'en 1994 qu'elle a reçu une assignation à comparaître devant le Tribunal de la jeunesse dans une cause contre son oncle. «Ma grand-mère était là. Elle m'a dit que si j'entrais dans la cour, elle me reniait pour le restant de ma vie. J'ai tourné les talons et je n'ai jamais rencontré le juge...», a laissé tomber la femme qui a lutté au fil des années avec des problèmes de toxicomanie. 

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