Six mois de prison pour un père violent

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Le palais de justice de Québec

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Guy Veilleux, un père de famille de 47 ans, a écopé une peine de six mois de prison lundi pour avoir maltraité trois de ses enfants et une de ses ex-conjointes sur une période de 15 ans.

«Notre société ne peut tolérer que des individus profitent de leur situation d'autorité pour maltraiter ceux qu'ils sont censés protéger», a déclaré la juge Hélène Bouillon, rejetant la proposition de la défense, qui réclamait une peine à purger dans la collectivité.

La juge avait qualifié de «corrections inadmissibles imposées à répétition et valorisant l'utilisation de la violence» les gestes posés par Veilleux durant plus d'une décennie.

Bras serrés, coups de poings, claques au visage, coups de ceinture sur les fesses, enfants forcés de s'agenouiller avec leurs mains sous les genoux, les sévices auraient eu lieu à de nombreuses reprises, sans être quotidiens ou hebdomadaires.

Guy Veilleux a maltraité ses enfants pendant 15... (Photo fournie par les victimes) - image 2.0

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Guy Veilleux a maltraité ses enfants pendant 15 ans.

Photo fournie par les victimes

Les victimes sont la fille aînée, aujourd'hui âgée de 21 ans, que l'homme a eue avec sa deuxième conjointe, son fils cadet et sa fille cadette, maintenant âgés de 4 et 7 ans, issus de l'union avec la troisième conjointe qui a également subi la violence de Veilleux.

C'est suite à une plainte portée par cette dernière que l'histoire a éclaté au grand jour. «Il y a eu une plainte à la DPJ concernant de la violence sur les enfants et quand le dossier a été fermé, je me suis réveillée avec un inconnu à côté de moi. Guy était devenu violent verbalement, manipulateur, il y avait des menaces, des claques, du gueulage», expliqué l'ex-conjointe et mère des deux plus jeunes enfants, qui s'est dite soulagée de voir Veilleux prendre le chemin du centre de détention.

Celle-ci, de même que l'aînée des victimes, ont demandé et obtenu la levée de l'ordonnance de non-publication des renseignements permettant d'identifier les victimes afin que Veilleux puisse être nommé dans les médias.

Veilleux n'en était pas non plus à ses premiers démêlés avec la justice pour violence conjugale, lui qui avait déjà été déclaré coupable de voies de fait sur une ex-conjointe en 2001.

«Il y a eu continuation de la violence malgré une dénonciation à la DPJ et malgré une condamnation pour violence conjugale», a fait remarquer la juge Bouillon, soulignant que la peine devait porter un message de réprobation.

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