Le sculpteur aux 160 plants de pot tente d'éviter la prison

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Déclaré coupable d'avoir fait pousser 160 plants de pot dans son atelier de Saint-Ferréol-les-Neiges, Jean Petitpas doit normalement se voir imposer la peine minimale de six mois de prison prévue au Code criminel pour production de cannabis.

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(Québec) Jean Petitpas serait le seul artiste-sculpteur au Québec avec ses cartes de compétence de la construction. Et peut-être aussi le premier avec 160 plants de cannabis dans son atelier.

Avec son look de vieux hippie, maigre queue de cheval pendant sur ses épaules et bottes de travail aux pieds, Jean Petitpas, 63 ans, a tenté de convaincre la juge Chantale Pelletier mardi qu'il n'a rien à faire en prison. 

Déclaré coupable d'avoir fait pousser 160 plants de pot dans son atelier de Saint-Ferréol-les-Neiges, le sculpteur doit normalement se voir imposer la peine minimale de six mois de prison prévue au Code criminel pour production de cannabis.

La procureure de la Couronne Me Sarah-Julie Chicoine réclame trois mois supplémentaires vu le nombre de plants, la sophistication de la culture et la durée de l'infraction (deux ans).

Le fait que l'artiste avait une carabine non munie d'une barrure de sécurité doit aussi peser dans la balance, soumet la procureure. «Je vis dans le bois, se défend Petitpas. Si je vois un ours par la porte-patio, je suis content de savoir que j'ai la carabine.»

Jean Petitpas fume de la marijuana depuis au moins 20 ans, notamment pour apaiser son dos douloureux de gars de la construction, dit-il. 

En 2012, alors que les contrats de sculpteur de béton se faisaient plus rares, il a eu l'idée de commencer une plantation de marijuana. Une grave erreur de jugement, reconnaît-il.

«Les problèmes juridiques sont beaucoup plus gros que ce que je pensais», constate Jean Petitpas. Je me dis: «touche plus a ce a, c'est un paquet de troubles!».

Généreux en détails, l'artiste jure qu'il ne fume plus de marijuana et est maintenant adepte de l'acétaminophène et des anti-inflammatoires, «même si c'est mauvais pour les reins».

Il a transformé son commerce hors-la-loi en lieu de création légale. Fan de moto, il rachète des vieilles bécanes et les transforme en oeuvres d'art.

Petitpas a aussi des projets de produire du mobilier urbain en béton et de le vendre sur Internet. «Je suis en mode création tout le temps!», s'emballe-t-il, sous le regard neutre de la juge.

Le patron d'une entreprise de construction est venu vanter les talents de son employé et sa valeur sur un chantier. Jean Petitpas est un oiseau rare «car c'est le seul artiste-sculpteur qui a ses cartes de compétence», soutient Marc Ferland.

L'avocat du sculpteur, Me Enrico Théberge, plaide que la peine minimale de six mois de prison serait disproportionnée et ne tiendrait pas compte des efforts créatifs faits par son client. Le sculpteur de béton reviendra en cour au mois de février pour connaître la peine que le tribunal lui réserve.

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