Peine «sévère» de quatre ans pour un braquage armé

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Le palais de justice de Québec

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(Québec) Vincent Perron a braqué un dépanneur de Limoilou à la pointe d'un fusil à air comprimé en mai 2013. Il avait 19 ans, aucun antécédent judiciaire et une dette de drogue à rembourser. Aujourd'hui, ce crime lui vaut l'imposition de la peine minimale de quatre années de prison.

À partir du milieu des années 90, le législateur a introduit une série de peines minimales pour les infractions commises avec des armes à feu. La Cour suprême s'est souvent prononcée sur leur validité en indiquant que par l'introduction de telles peines minimales, le législateur a voulu protéger et prévenir la commission d'actes criminels sérieux et inacceptables.

L'avocat de Vincent Perron, Me  Denis Richard, a contesté la constitutionnalité de la peine minimale, estimant qu'envoyer son client derrière les barreaux pour quatre ans serait une peine cruelle et inusitée.

Aujourd'hui âgé de 23 ans, Vincent Perron, de Québec, a repris sa vie en main, dit la défense. Après avoir fait sept mois de détention provisoire et une cure de désintoxication fermée de sept mois, il est de retour sur le droit chemin.

Son employeur, un réparateur de téléphones cellulaires, est satisfait de lui et vante son professionnalisme exceptionnel.

Les agents de probation qui ont rencontré Vincent Perron brossent aussi un portrait positif et estiment que, s'il se tient loin des drogues dures, le jeune homme ne devrait pas revenir devant les tribunaux.

Crime datant de 2013

Le 20 mai 2013, Perron s'est fait convaincre par un complice à qui il devait 300 $ de braquer un dépanneur de Limoilou. Pendant que le complice faisait le guet, Perron, la tête couverte d'une cagoule, a menacé le commis en pointant un fusil à air comprimé. L'arme n'était pas munie de sa bombonne de CO2 ni de plombs, mais se qualifiait quand même d'arme à feu au sens du Code criminel. Les deux jeunes hommes ont pris la fuite, mais ont été rapidement rattrapés par les policiers qui ont récupéré l'argent et les billets de loterie volés.

Vincent Perron a reconnu sa culpabilité à l'infraction. Il dit avoir agi par crainte de représailles de la part de son créancier.

Le procureur de la Couronne Me Maxime Laganière ne réclamait pas davantage que la peine minimale prévue pour ce crime sérieux qu'est le vol qualifié avec arme à feu.

Le juge Jean Asselin a analysé les circonstances du crime et le profil du jeune homme. Il en vient à la conclusion que «bien que sévère dans les circonstances, la peine minimale de quatre ans n'est pas exagérément disproportionnée».

Pour passer outre la peine minimale, il aurait fallu que le juge soit convaincu qu'elle est «excessive au point de ne pas être compatible avec la dignité humaine de même qu'odieuse et intolérable socialement».

«Depuis fort longtemps, l'auteur d'un vol qualifié avec arme à feu doit s'attendre à une peine sévère», a dit le juge Asselin, rappelant que la moyenne des peines pour les vols qualifiés commis avec autre chose qu'une arme à feu est de trois à cinq ans.

La peine de Vincent Perron sera réduite de 10 mois et 15 jours pour tenir compte de la détention provisoire.

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