Le procès de Michael Applebaum débute trois ans après son arrestation

Michael Applebaum fait face à 14 chefs d'accusation,... (La Presse canadienne, Paul Chiasson)

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Michael Applebaum fait face à 14 chefs d'accusation, notamment pour fraude, complot, abus de confiance et corruption, pour lesquels il a plaidé non coupable.

La Presse canadienne, Paul Chiasson

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Sidhartha Banerjee
La Presse Canadienne
Montréal

Un ancien proche conseiller de l'ex-maire de Montréal par intérim Michael Applebaum dit avoir compris que ce dernier était enclin à accepter des pots-de-vin quelques mois seulement après avoir commencé à travailler au sein de son équipe.

Plus de trois ans après son arrestation, en juin 2013, Michael Applebaum a vu, lundi, son procès de deux semaines s'amorcer avec le témoignage de son ancien chef de cabinet, Hugo Tremblay.

Le premier de plusieurs témoins qui seront appelés à la barre par la Couronne s'est référé à une conversation qu'il a eue en 2007 avec l'accusé, qui était alors maire de l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, durant laquelle il dit avoir réalisé que ce dernier était ouvert à la corruption.

La discussion portait sur une somme d'argent qui serait réclamée à un promoteur pour qu'il puisse obtenir, en échange, la garantie que son projet allait bel et bien se concrétiser. La Couronne entend prouver que le politicien a accepté de l'argent en échange de faveurs accordées à des promoteurs immobiliers.

Maire par intérim

Michael Applebaum a été maire par intérim de Montréal de novembre 2012 à juin 2013. Il fait face à 14 chefs d'accusation, notamment pour fraude, complot, abus de confiance et corruption, mais plaide non coupable.

La salle d'audience était bondée lundi à l'ouverture de son procès, qui se déroule devant juge seul.

M. Tremblay a soutenu qu'il avait été mandaté pour demander des paiements à deux promoteurs dans l'optique d'un projet de résidences étudiantes, le projet Troie.

L'ex-chef de cabinet a soutenu que M. Applebaum l'avait incité à entreprendre cette démarche, lui ayant fait valoir que le promoteur allait très bien savoir pour quelle raison il était contacté. L'ancien maire lui aurait suggéré de réclamer 100 000 $, pour ensuite revoir à la baisse cette somme à deux reprises, d'abord à 50 000 $, puis à 35 000 $.

M. Tremblay a affirmé que le promoteur avait accepté de faire ce paiement en trois versements qui étaient acheminés à l'intérieur de boîtiers de jeux vidéo.

L'ex-maire et son chef de cabinet se partageaient ensuite les sommes perçues, a-t-il dit.

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