La CAQ poursuivra Maltais

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La députée péquiste Agnès Maltais

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(Québec) La Coalition avenir Québec (CAQ) passe de la parole aux actes. Elle poursuivra la péquiste Agnès Maltais pour ses accusations de vol de documents.

Malgré la mise en demeure qu'elle a reçue la veille, la députée Maltais a réitéré vendredi que deux ex-employées ont téléchargé des documents importants du Parti québécois (PQ), en 2011, avant de passer à la CAQ. 

Une situation, dit-elle, qui fait du chef caquiste François Legault un «arroseur arrosé», lui qui a dénoncé les mêmes pratiques lorsque deux transfuges ont déserté pour les libéraux. 

Le chef Legault se lance à la défense de la réputation des deux employées, Nicole Savard et Lynne Harpin. Il dénonce la «petitesse» de Mme Maltais. Elles n'ont pris que des documents personnels, assure-t-il, comme des photos. «Ce sont deux femmes remarquables, dévouées, d'une parfaite intégrité, et je suis outré de ce qu'Agnès Maltais a dit, a affirmé M. Legault. [...] Elles n'ont pris aucune liste, aucun document. C'est clair. Je les crois.»

Il entend aller «jusqu'au bout» et précise que les frais juridiques engagés par la CAQ dans cette affaire seront déboursés par le parti, et non par l'Assemblée nationale. Son collègue caquiste Éric Caire a enjoint au PQ de faire de même. «Ce serait scandaleux de se livrer à ce genre de stratagème en se disant : "De toute façon, j'ai un parachute doré qui m'est payé par l'Assemblée nationale et les contribuables"», a dit M. Caire. 

Agnès Maltais estime pouvoir prouver que les deux femmes se sont connectées au logiciel de gestion du PQ juste avant et peu après leur départ. Une firme externe est parvenue à décrypter les traces de documents du PQ effacés sur des clés USB qu'elles ont eu entre les mains, affirme la députée péquiste. Il y avait notamment une liste des membres et des donateurs du PQ dans la circonscription de Rousseau.

Appeler un chat un chat

Les deux femmes étaient à l'époque des employées du bureau de circonscription du péquiste Nicolas Marceau. Celui-ci aurait évité de porter plainte en 2011 parce qu'il était «extrêmement troublé» par l'affaire. Le comportement de M. Legault dans le dossier des transfuges caquistes l'aurait convaincu d'aller de l'avant.  

Mme Maltais n'utilise toutefois plus le mot vol de documents, par mesure de prudence. «Ça a du poil, quatre pattes, des moustaches, ça fait miaou, est-ce que c'est un chat?» se limite-t-elle à déclarer.

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