Voyeurisme avec une caméra du Parlement: six policiers et constables spéciaux acquittés

Entre le 1er avril 2010 et le 4... (Photothèque Le Soleil)

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Entre le 1er avril 2010 et le 4 février 2012, le sergent Stéphane Demers se servait de la caméra de sécurité 81 installée au sommet du parlement «pour visionner et zoomer dans les chambres de l'hôtel le Hilton en s'attardant principalement lorsqu'il pouvait constater la présence d'occupants dans celles-ci».

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(Québec) Le Comité de déontologie policière absout les quatre sergents de la Sûreté du Québec et deux constables spéciaux à qui on reprochait de ne pas avoir avisé leurs supérieurs qu'un collègue, le sergent Stéphane Demers, épiait des ébats sexuels dans les hôtels Hilton et Delta à l'aide d'une caméra de surveillance de l'Assemblée nationale.

Les sergents Pierre Allaire, Jean-Nil Roy, Jean Sinotte et Louis Saint-Germain ont finalement agi selon les règles déontologiques qui les gouvernent, juge le comité dans une décision rendue vendredi. Même chose pour deux constables spéciaux, Stéphanie Chabot et Jean-Benoît Bolduc.

Entre le 1er avril 2010 et le 4 février 2012, le sergent Stéphane Demers se servait de la caméra de sécurité 81 installée au sommet du parlement «pour visionner et zoomer dans les chambres de l'hôtel le Hilton en s'attardant principalement lorsqu'il pouvait constater la présence d'occupants dans celles-ci».

Cette histoire a fait grand bruit. Plus d'une trentaine de personnes ont été interrogées lors de l'enquête. Certaines ont révélé que l'utilisation que l'ex-sergent faisait de la caméra était devenue un «running gag». Il est reconnu qu'il «recherchait de la nudité ou des activités sexuelles chez les occupants de l'hôtel».

Les conséquences

De nombreux collègues, au fait des activités de l'intimé, ont dit lui avoir souligné leur malaise. Celui-ci aurait rétorqué qu'il «n'y aurait pas de problème et qu'il assumerait les conséquences de ses gestes [...] et que s'ils [ses patrons] n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à le retourner comme enquêteur».

Il a plutôt été destitué de ses fonctions de policier en août dernier. Trois gardiens qui ont utilisé la caméra de façon inappropriée ont aussi perdu leur emploi.

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