Voies de fait graves contre un bambin: l'accusée remise en liberté

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On voit ici le conjoint de l'accusée, Sébastien Asselin, ses parents, Nathalie Boissonneault et Régis Pelletier, accompagnés de l'avocat de la défense, Me Yves Savard.

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(Saint-Joseph-de-Beauce) Élizabeth Pelletier-Boissonneault, 22 ans, cette responsable d'un service de garde en milieu familial accusée de voies de fait graves sur un bambin de moins d'un an, a recouvré sa liberté au terme d'une enquête sous cautionnement émotive tenue lundi au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce.

La salle d'audience était bondée pour la comparution de la jeune femme arrêtée le 3 novembre à son domicile de la rue des Arpents-Verts à Sainte-Marie de Beauce. Une soixantaine de personnes étaient présentes, dont la majorité étaient des proches venus soutenir l'accusée.

Dans le box, l'inculpée, elle-même maman d'un enfant de 18 mois, est demeurée le regard fixe, jetant de rares coups d'oeil à l'enquêtrice de la Sûreté du Québec en train de relater la trame des événements qui ont conduit à sa mise en accusation. Pendant le récit, la mère de la présumée victime a sangloté à plusieurs reprises. Une ordonnance de non-publication nous empêche de révéler quelque élément de preuve à ce stade-ci des procédures.

Élizabeth Pelletier-Boissonneault... (tirée de Facebook) - image 2.0

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Élizabeth Pelletier-Boissonneault

tirée de Facebook

La Sûreté du Québec avait déjà laissé savoir que le bébé de 11 mois avait été trouvé inconscient le 20 octobre alors qu'il était dans la garderie en milieu familial où travaillait l'accusée. Il avait été transporté dans un hôpital de Québec où sa vie n'était pas considérée comme en danger. L'expertise médicale a toutefois démontré que l'enfant aurait été secoué. Les voies de fait graves alléguées remonteraient au 28 septembre, toujours selon la SQ. La procureure de la Couronne au dossier, Me Audrey Roy-Cloutier, a laissé entendre, lundi, que son état s'améliorait.

Le juge Hubert Couture a accepté de remettre en liberté l'accusée pendant les procédures judiciaires, non sans expliquer dans le détail les bases juridiques de sa décision dans un dossier rendu hautement émotif en raison de la nature de l'accusation, de l'âge de la victime et de la présence de membres des deux familles dans l'assistance. L'annonce a été accueillie par un soupir de soulagement sonore par les proches d'Élizabeth Pelletier-Boissonneault.

Le magistrat a insisté sur le fait que l'enquête sous cautionnement ne sert pas à déterminer si l'accusée est coupable ou non. Il a estimé sa libération possible parce qu'il croit qu'elle se présentera en cour, qu'il n'y a pas une probabilité marquée qu'elle commette un crime, entrave le cours de la justice ou nuise à la victime et que la confiance du public dans l'administration de la justice ne sera pas affectée.

Le conjoint de l'inculpée, Sébastien Asselin, et son père, Régis Pelletier, se portent garants de la bonne conduite de l'accusée en acceptant de verser chacun une caution de 2000 $. Mme Pelletier-Boissonneault s'engage personnellement à payer 5000 $ si elle ne respecte pas ses conditions de remise en liberté.

Elle ne peut se trouver avec des personnes de moins de 12 ans en toute circonstance à moins d'être en présence d'un adulte au courant des accusations portées contre elle. Elle ne peut être responsable d'une garderie ou effectuer un travail ou être bénévole auprès d'enfants de moins de 12 ans. Aussi, elle ne peut entrer en contact avec la victime et ses parents et doit respecter un couvre-feu.

La procureure de la Couronne rappelle la gravité de l'accusation. «Il n'y a pas de peine minimale, mais c'est une accusation objectivement sérieuse parce qu'elle est passible d'une peine maximale de 14 ans. Le fait que c'est un jeune enfant est un facteur aggravant qui doit guider la décision du juge», commente Me Roy-Cloutier.

Les parents de la victime, «ébranlés», lui ont dit souhaiter vivre les procédures dans l'anonymat. Ils ne désiraient pas, lundi, émettre de commentaires. L'accusée doit revenir en cour le 2 décembre.

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