Le mode de nomination des chefs de police sera examiné

Le premier ministre Philippe Couillard répond à une... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le premier ministre Philippe Couillard répond à une question de l'opposition à l'Assemblée nationale, mercredi.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Bousculé par les événements, par les révélations sur l'espionnage de journalistes par des forces policières, le premier ministre Philippe Couillard se dit ouvert à revoir le mode de nomination des chefs de police au Québec.

Les demandes répétées de la Coalition avenir Québec, et à d'autres moments du Parti québécois, ne sont plus rejetées du revers de la main.

Jeudi, le chef caquiste François Legault a exigé que le grand patron de la Sûreté du Québec et celui de l'Unité permanente anticorruption ne puissent être nommés qu'après avoir reçu l'appui des deux tiers au moins des élus de l'Assemblée nationale.

«Ce qui inquiète la population, c'est la proximité du politique et du policier», a souligné le chef de la Coalition avenir Québec avant de déplorer qu'actuellement «le grand patron de la SQ et le grand patron de l'UPAC sont nommés par le premier ministre, puis par le Conseil des ministres».

Philippe Couillard a d'abord corrigé M. Legault en insistant sur le fait que des «comités indépendants» épluchent des candidatures potentielles avant que le gouvernement procède aux nominations. «Cependant, a-t-il ajouté, je dois dire que M. Legault soulève un point intéressant qui mérite une discussion : le mode de nomination des chefs de police.»

«Mais pourquoi il mentionne juste deux services de police?» s'est avancé le premier ministre. «Combien y a-t-il de services de police, une trentaine? Pourquoi il n'est pas préoccupé par les autres, également?»

Philippe Couillard pense maintenant «qu'il faut avoir une réflexion sur cette question».

«On va l'avoir, cette réflexion-là. Je suis ouvert à ce qu'on agisse dans cette direction-là.»

Bien des questions

Le chef du gouvernement a évité de dire s'il estime que soumettre au vote des députés le nom des candidats retenus pour occuper des fonctions de chef de police est la voie qu'il privilégierait - ce qui serait envisageable, de l'avis général, pour les futurs grands patrons de la SQ et de l'UPAC, mais moins pour les chefs de police municipaux.

Afin de respecter «l'autonomie» des villes - un principe de plus en plus souvent invoqué par le gouvernement -, le processus pourrait être différent pour les chefs de la SQ et de l'UPAC et pour les directeurs de police des villes.

Québec solidaire propose que les chefs de police municipaux «soient nommés par les conseils municipaux par un vote des deux tiers des élus».

Le gouvernement a refusé, ce jeudi, de débattre d'une motion caquiste demandant que les nominations du chef de la SQ et de l'UPAC soient approuvées par les parlementaires. Le débat viendra plus tard, faut-il comprendre.

Une pratique établie

Actuellement, certaines fonctions doivent déjà passer par le filtre de l'Assemblée nationale. Ce sont par exemple celles de Vérificateur général du Québec, de Directeur général des élections du Québec, de Commissaire à l'éthique et à la déontologie et de Commissaire au lobbyisme. Pour être nommés, leurs responsables doivent recevoir le soutien des deux tiers des 125 députés québécois.

Les partis s'entendent d'abord en coulisse avant qu'un nom de candidat soit officiellement présenté au Salon bleu, ce qui fait dire à certains que ce système est perfectible.

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