La police de Québec n'espionne pas les journalistes, mais se fait rappeler d'être discrète

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(Québec) Le chef de police de Québec admet qu'il doit parfois rappeler aux membres de son service leur serment de discrétion, mais assure qu'aucun journaliste n'a fait l'objet d'une enquête durant son passage à la tête du service.

Le directeur du Service de police de la Ville de Québec, Michel Desgagné, a fait cette déclaration, mercredi, en marge de la conférence de presse tenue à l'occasion de son départ à la retraite. Il confirme ainsi ce que le maire Régis Labeaume avait déclaré mardi. Il répondait à une question posée à savoir si des journalistes de la région de la capitale avaient déjà été «suivis» par la police de Québec, notamment concernant des enquêtes auprès de policiers qui auraient pu divulguer des informations aux membres des médias.

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Le chef du service de police de la Ville de Québec Michel Desgagné a officiellement pris sa retraite mercredi.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

«La réponse vient de moi, précise M. Desgagné. Dans les cinq dernières années, je n'ai jamais fait d'enquête de ce type-là. Et je n'ai jamais eu connaissance de dossiers comme ça. Par contre, on a des préoccupations sur les serments de discrétion de certains de nos collègues et on doit faire des rappels périodiques, poursuit-il. Nous [les policiers] devons avoir une certaine retenue pour la sécurité des policiers, celle de la population et pour ne pas entraver le cours de la justice.

«C'est criminel, que ce soit pour un citoyen, un policier ou un journaliste. C'est surtout au niveau des enquêtes criminelles qu'on doit avoir une certaine retenue. Et si on pense à la sécurité des citoyens [...] et s'il y avait eu ça [entrave] dans notre organisation, on aurait fait l'enquête.»

Selon lui, il n'y a pas beaucoup «de coulage d'information» auprès des journalistes. Cependant, il dit parfois s'interroger. «Quand on arrive dans une opération planifiée depuis longtemps et que vous arrivez [sur les lieux] quasiment avant nous autres, on se questionne un petit peu.»

Sur une note plus personnelle, M. Desgagné se donne en exemple. «Je dînais et je soupais avec un journaliste. C'était mon père. Moi, j'étais policier. On était capables de se respecter et de faire la différence entre les deux. Il avait de l'information que je ne savais pas et j'avais de l'info qu'il ne savait pas. Je suis capable de distinguer les deux.»

Sans vouloir critiquer les actions posées par le Service de police de la Ville de Montréal, prétextant ne pas connaître tous les détails de l'histoire, M. Desgagné déplore les conséquences de l'affaire sur l'ensemble des services de police de la province. «Le ministère de la Sécurité publique veut faire des vérifications. J'attends la commande, et on va ouvrir nos livres comme on l'a toujours fait. On va collaborer.»

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