Un homme de 18 ans accusé du premier meurtre de l'année

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Yan Dugas, à sa sortie de la centrale de police du parc Victoria, mercredi

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Yan Dugas, 18 ans, a été formellement accusé mercredi du meurtre de Mathias Breton, 73 ans, survenu le 7 octobre dans Limoilou et qui constitue le premier meurtre de l'année à Québec.

Le regard fixe, le jeune adulte à l'apparence d'un adolescent s'est présenté dans le box des accusés pour répondre à un chef de meurtre au premier degré. Sa mère, présente lors de la comparution, sanglotait dans la salle de cour.

La police a frappé mardi en après-midi dans une résidence du quartier Limoilou. Le groupe tactique d'intervention a participé à l'intervention.

Le 7 octobre, le septuagénaire avait été retrouvé par une connaissance, seul et «mal en point» dans son logement situé à l'angle de la 2e Rue et de la 8e Avenue. Les services de secours ont tenté des manoeuvres de réanimation, en vain.

Dugas, qui demeure détenu durant les procédures judiciaires, doit revenir en cour le 8 décembre. Des voisins qui habitaient l'immeuble où le jeune homme avait emménagé en juillet ont avoué au Soleil être très surpris de l'arrestation de celui qu'ils considéraient comme un jeune homme qui ne faisait pas beaucoup de bruit.

Inquiet pour sa vie

Selon des voisins de Mathias Breton, le septuagénaire craignait pour sa vie depuis quelques mois et semblait très préoccupé la journée du drame. «Je lui avais parlé le matin, et il avait l'air nerveux, il regardait toujours autour de lui. Dans la nuit, j'ai entendu des coups sur le mur, trois fois», raconte Cynthia Laflamme, qui habite le même immeuble avec sa grand-mère, Yolande Lafond.

Mme Lafond avait elle aussi entendu frapper sur les murs de l'appartement de M. Breton quelques mois auparavant. «J'avais entendu de forts bruits sur les murs et je lui avais demandé s'il s'était passé quelque chose chez lui. Il m'avait averti d'appeler la police si j'entendais ça de nouveau, car ça signifiait que sa vie allait être en danger. J'avais oublié de le dire à ma petite-fille, alors elle n'a pas contacté les policiers quand elle a entendu ça.»

La jeune femme a indiqué au Soleil qu'il y avait beaucoup de va-et-vient dans le logement de M. Breton, souvent des hommes dans la vingtaine qui se rendaient sur place par groupes de quatre ou cinq. « M. Breton était gentil, mais je préférais ne pas lui parler quand il y avait des gars avec lui. Je ne voulais pas être mêlée à ça», explique celle qui soupçonnait son voisin de se livrer au trafic de stupéfiants. «Il avait l'air de quelqu'un qui en prenait, car il avait toujours les yeux grand ouverts et qu'il bougeait sans arrêt.»

Mme Lafond, dont la chambre à coucher est adjacente à l'appartement du défunt, signale d'ailleurs que celui-ci recevait souvent des visites à 2h ou 3h du matin. «Ça cognait à la porte et ça entrait. Ensuite, on n'entendait plus rien», explique celle qui appréciait tout de même beaucoup le voisinage de M. Breton, un homme décrit comme toujours prêt à rendre service.

Mathias Breton n'était pas sans tache puisqu'il avait des antécédents judiciaires en matière sexuelle qui remontaient à il y a plus de 25 ans. Il avait plaidé coupable dans un dossier d'agression sexuelle en 1984 et avait été condamné à une peine de deux ans moins un jour d'emprisonnement, puis, en 1990, avait reçu une peine de six ans de pénitencier dans une affaire de contacts sexuels avec une personne de moins de 16 ans.

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