Dans le doute, Gros-Louis doit être acquitté, plaide la défense

L'ex-chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, est... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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L'ex-chef de police de Wendake, Éric Gros-Louis, est accusé d'avoir fraudé la nation huronne-wendat de 7000 $.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'ex-chef de police de Wendake Éric Gros-Louis a peut-être bel et bien payé une source avec le 7000$ que lui a remboursé la nation huronne-wendat. Pour cette seule raison, il doit être acquitté des accusations de fraude qui pèsent contre lui, plaide la défense.

Les deux avocates d'Éric Gros-Louis, Me Sophie Dubé et Me Caroline Gravel, ont fait une défense minimaliste. Elles ont amené un seul témoin, un policier de la Sûreté du Québec que la Couronne avait assigné sans l'utiliser.

Leur client, congédié du service de police de Wendake depuis l'hiver 2013, a choisi de ne pas témoigner.

Mais en plaidoirie, Me Sophie Dubé a minutieusement décortiqué le fil des événements pour en arriver à une conclusion; la poursuite n'a selon elle pas démontré hors de tout doute raisonnable que l'argent n'avait pas été remis à la source. Pas plus qu'elle n'a démontré que des informations utiles n'avaient pas été transmises par la source au service de police de Wendake.

Éric Gros-Louis est accusé d'avoir fait trois reçus de paiement factices à une source au printemps 2012 pour un montant de 7000$. Le service de police de Wendake a émis des chèques d'un montant équivalent à son directeur de police. Le directeur Gros-Louis dit avoir payé de sa poche la fameuse source lors de rencontres tenues sans la présence d'un témoin.

La poursuite a fait témoigner des entrepreneurs en construction qui ont été payés par Éric Gros-Louis durant la même période, pour des travaux faits plusieurs mois auparavant.

La fraude n'a aucunement été prouvée hors de tout raisonnable, martèle la défense.

«La preuve peut démontrer une faute administrative, une lacune dans la gestion des sources, concède Me Dubé. Mais il n'y a aucune preuve de mensonge ou de fausse représentation au conseil de bande, qui est à la victime alléguée dans le dossier.»

«L'empreinte digitale de la fraude»

Pour le procureur de la Couronne Me Juan Manzano, tous les agissements du directeur de police Gros-Louis portent «l'empreinte digitale de la fraude». Il y va d'une série de questions.

Pourquoi, après sa suspension et alors que la Sûreté du Québec enquêtait, le directeur aurait-il rencontré un de ses policiers seul dans son garage si ce n'est pour le convaincre de donner la même version que lui? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de formulaire de codification pour identifier la fameuse source au sein du service de police de Wendake? Pourquoi donner 7000$ à une source qu'on connaît à peine, avec qui la Sûreté du Québec vient de cesser de collaborer?

«Le directeur de police devrait être l'exemple en terme de rigueur, de professionnalisme et de transparence», insiste Me Manzano.

Le juge Pierre L. Rousseau fera connaître sa décision le 17 février.

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